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Ce billet est le quatrième d’une série en vue des Jeux d’hiver de l’Arctique de 2020 qui auront lieu à Whitehorse, au Yukon, du 15 au 21 mars 2020. Consultez les billets précédents sur le développement des Jeux, le recrutement des bénévoles et l’engagement des Premières nations. Depuis le début des Jeux d’hiver de l’Arctique (JHA) en 1970, les échanges culturels et l’interaction sociale ont été des valeurs clés des Jeux et font partie de ce qui les rend uniques. Avec des contingents venus de tout le Canada, des États-Unis (Alaska), du Groenland, de la Russie et de Sapmi (qui s’étend sur la Norvège, la Suède, la Finlande et la Russie), les JHA peuvent représenter la première occasion pour des participants de voyager en dehors de leur territoire, de leur province ou de leur pays.  La possibilité de visiter de nouveaux endroits, de rencontrer de nouvelles personnes et de découvrir de nouvelles cultures fait de la participation aux JHA une expérience qui change une vie.

Crédit photo : Sport Yukon

L’importance des échanges culturels et de l’interaction sociale est peut-être la plus évidente dans le programme culturel des Jeux. Les artistes des JHA ne viennent pas pour rivaliser les uns avec les autres, mais pour travailler ensemble. Avec la présence de nombreuses langues différentes, les artistes s’appuient souvent sur leur forme artistique pour communiquer avec leurs pairs. Dans la cafétéria, les participants peuvent se retrouver par hasard dans une séance d’improvisation musicale. Pendant qu’ils font la queue pour se rassembler avant la cérémonie d’ouverture, on peut généralement entendre des chants de gorge, des tambours et des danses alors qu’ils célèbrent leur identité culturelle.

Pendant la cérémonie d’ouverture du 15 mars et pendant toute la semaine des Jeux, la culture traditionnelle et les spectacles contemporains seront à l’honneur. Cela comprend des spectacles, des ateliers, des démonstrations d’artistes et des expositions d’art, ainsi qu’un marché culturel.

Les performances sont gratuites, durent de 3 à 5 minutes et sont réalisées par des artistes professionnels dans les lieux d’hébergement et les sites sportifs. Les participants aux activités culturelles auront également la possibilité de suivre des ateliers donnés par des artistes professionnels du Yukon, afin d’acquérir de nouvelles compétences et de renforcer leurs connaissances.

Il y aura trois expositions au Yukon Arts Centre. L’exposition de la galerie principale sur le Nord émergent est une célébration des artistes autochtones émergents de tout le Nord circumpolaire. L’exposition est organisée par l’artiste autochtone Teresa Vander Meer-Chassé de Beaver Creek, au Yukon. Le thème « Le futur du Nord » sera celui de l’exposition de la galerie des jeunes, qui présentera des œuvres d’art réalisées par des étudiants du Yukon, ainsi que par des étudiants de Yamal. La troisième exposition comprendra une peinture murale réalisée par la Youth of Today Society, avec neuf panneaux distincts représentant chacun des neuf contingents. Les expositions sont gratuites pour les participants et le public.

Le chaudron des JHA, créé par l’artiste de métallurgie du Yukon Brian Walker et son fils Justin, sera également installé au Yukon Arts Centre. Le chaudron est fabriqué en cuivre, un matériau qui remonte à au moins 1 500 ans dans l’histoire du Yukon. Le chaudron reflétera les traditions et les histoires liées au cuivre qui sont importantes pour les Premières nations du Yukon.

Au centre culturel Kwanlin Dün, au centre-ville de Whitehorse, où se déroule la compétition des Jeux dénés, il y aura également un marché culturel où seront présentées et vendues des œuvres d’artistes visuels de tout le territoire. Les arts traditionnels, tels que le perlage, la couture et le tannage, seront exposés.

Le programme culturel des JHA se terminera par un gala culturel, intégrant des aspects des neuf contingents nordiques, qui présenteront l’identité circumpolaire des Jeux. Le gala mêlera les pratiques traditionnelles du Nunavut, des Sapmi et du Groenland à des performances contemporaines de résidents de grandes communautés nordiques telles que Whitehorse. Le fait de voir des jeunes aussi liés aux connaissances, aux langues et aux pratiques traditionnelles inspirera le public, ainsi que leurs collègues artistes.

Jeux d’hiver de l’Arctique 2016

Lorsque les Jeux d’hiver de l’Arctique seront officiellement déclarés clos le 21 mars, les participants célébreront avec quelque chose d’un peu moins traditionnel : une soirée dansante avec DJ et de la pizza. Ils échangeront leurs uniformes et leurs épinglettes, puis la majorité d’entre eux monteront à bord de leurs avions pour rentrer chez eux avec de nouvelles histoires à raconter et de nouvelles compétences acquises grâce à leur collaboration d’une semaine.

Bien sûr, accueillir des centaines d’athlètes, d’artistes, d’entraîneurs et d’officiels peut être compliqué sur le plan logistique, surtout dans le Nord. Imaginez que vous essayez de faire expédier 1 800 matelas à 2 100 kilomètres de l’autoroute vers une communauté isolée du Nord, ou de construire 900 lits superposés en moins de 24 heures. Nous examinerons les façons dont les communautés relèvent ces défis dans le prochain billet de la série des JHA; abonnez-vous au bulletin quotidien du sport canadien du SIRC pour vous tenir au courant des publications!

Les Jeux d’hiver de l’Arctique 2020 se tiendront à Whitehorse, au Yukon, du 15 au 21 mars 2020. Suivez l’action avant et pendant les Jeux sur Facebook, Instagram, Twitter et YouTube.

La Gatineau Loppet est le plus grand événement international de ski de fond au Canada, et l’une des 20 plus grandes courses de ski de fond au monde ! L’événement engage près de 2 500 athlètes récréatifs et d’élite à travers 8 courses de ski de fond, 3 courses de raquettes et 3 courses de vélo de gros calibre. La 42e édition de la Loppet aura lieu dans le parc de la Gatineau du 14 au 16 février 2020.

Selon une recherche de l’Université de la Colombie-Britannique, les amateurs de sport sont plus susceptibles d’acheter des billets de saison lorsqu’il existe un marché de revente. Ce marché de revente peut augmenter les revenus d’une équipe sportive de sept pour cent par année.

Ceci est le troisième billet de blogue d’une série menant aux Jeux d’hiver de l’Arctique de 2020, qui se tiendront du 15 au 21 mars 2020 à Whitehorse. Jetez un coup d’œil au premier billet sur le développement des Jeux et au deuxième sur l’intégration de la réconciliation dans les Jeux.

La superficie du Yukon est peut-être grande (le territoire est à peu près de la même taille que l’Espagne), mais lorsqu’il s’agit de densité de population, disons simplement que les Yukonnais ont en masse de place.

En mars 2018, moins de 40 000 personnes vivaient au Yukon, dont 30 000 dans la capitale Whitehorse. L’organisation de Jeux multisports de toutes tailles nécessite une main-d’œuvre importante. Whitehorse avait besoin de plus de 3 000 bénévoles pour accueillir les Jeux d’hiver du Canada en 2007, et on estime que 1 800 bénévoles seront nécessaires pour les Jeux d’hiver de l’Arctique (JHA) de 2020, de sorte qu’il faut sortir des sentiers battus pour atteindre l’objectif du nombre de bénévoles.

Les bénévoles des JHA 2020 joueront divers rôles avant et pendant les Jeux, notamment en ce qui concerne l’hébergement, les services alimentaires, la billetterie, les services aux spectateurs, la logistique et le marketing. Il peut s’agir de vendre des billets, de répondre aux besoins d’invités spéciaux, d’aménager des sites ou de construire des lits superposés pour l’hébergement des participants. Il y a aussi des rôles propres à chaque sport, dont la compilation des résultats et les fonctions des principaux officiels techniques.

L’un des principaux facteurs qui contribuent le plus au recrutement et au maintien en poste des bénévoles est la politique sur les congés des principaux employeurs, qui permet aux employés de prendre des congés payés pour faire du bénévolat et participer aux événements. Cette politique est actuellement appliquée par gouvernement du Yukon, ainsi que par la ville de Whitehorse, la Société hospitalière du Yukon, le Collège du Yukon, des entreprises du secteur privé comme Northwestel et des gouvernements des Premières nations comme la Première nation des Kwanlin Dun.

La politique du gouvernement du Yukon a été élaborée initialement pour les Jeux d’hiver du Canada de 2007. Elle a été révisée pour les Jeux d’hiver de l’Arctique de 2012 de Whitehorse, et est demeurée la même depuis. La politique s’applique à deux groupes : les participants, comme les athlètes, les entraîneurs, les officiels et les membres du contingent culturel, et ceux qui participent à la planification et à l’organisation des grands Jeux au Yukon. Les employés peuvent se voir accorder un congé sans perte de salaire qui couvre dans certains cas jusqu’à trois semaines de congé pour leur permettre d’assister aux réunions de planification et de répondre exigences pendant la période des Jeux. Les postes de planification admissibles comprennent ceux qui occupent des postes de direction au sein de la structure de la société hôtesse, c.-à-d. les présidents de divisions et de comités et les chefs d’équipe des sites.

Les villes de Whitehorse et de Northwestel permettent également aux bénévoles qui ne font pas de planification, c.-à-d. les bénévoles des Jeux, d’être couverts par leurs politiques. Les employés de Northwestel peuvent recevoir l’autorisation de faire du bénévolat jusqu’à quatre heures par jour au cours des mois précédant les Jeux, pendant toute la période des Jeux et dans la semaine qui suit. La ville dirige même un comité de bénévoles des Jeux qui approuve la participation de tout employé aux Jeux.

Sans ce genre de politiques, le Yukon serait dans une situation difficile lorsqu’il s’agit de recruter le nombre requis de bénévoles. Près de la moitié des bénévoles des JHA 2020 chargés de la planification sont couverts par les principales politiques en matière de congés des employeurs.

Bien sûr, la division des bénévoles des JHA 2020 utilise aussi d’autres tactiques. Les visites d’engagement communautaire à l’extérieur de Whitehorse sont un élément important, tout comme les apparitions à des foires du bénévolat et autres événements communautaires.

De plus, les membres de la division des bénévoles de la société hôtesse font des présentations aux employés des petites entreprises de la collectivité, ainsi qu’aux étudiants du Collège du Yukon et des écoles secondaires municipales. Une présentation spéciale sera également faite à l’ElderActive Recreation Association of the Yukon, dont les quelque 700 membres constituent habituellement une grande partie des bénévoles de tout grand événement.

Les avantages du bénévolat pour les JHA 2020 comprennent un uniforme de bénévole – veste et gilet – ainsi que trois activités de remerciement des bénévoles après les Jeux. L’engagement minimum requis pour recevoir l’uniforme est de 12 heures. Toutes les inscriptions se font en ligne et, une fois le formulaire rempli, tous les bénévoles doivent effectuer une vérification de casier judiciaire avant d’être approuvés. La vérification de casier judiciaire peut être fait par l’intermédiaire du bureau des JHA 2020 sans frais. Pour en savoir plus sur les possibilités de bénévolat offertes ou pour vous inscrire en ligne, cliquez ici.

À quatre mois du début des JHA 2020, plus de 1 100 bénévoles sont déjà inscrits dans le système. Les Yukonnais sont connus pour leur caractère de dernière minute; comme on dit, nous vivons selon l’heure du Yukon. Mais l’objectif de la division des bénévoles est d’atteindre la barre des 1 800 au début de la nouvelle année. La tenue des JHA 2020 sera dans 100 jours à compter du 5 décembre, et dans le cadre de cette célébration, l’espoir est qu’une campagne de bénévoles rapprochera l’objectif de la réalité.

Dans notre prochain billet, nous examinerons certaines des possibilités culturelles uniques offertes dans le cadre des JHA. Apprenez-en plus sur les plans de la société hôte visant à intégrer des aspects des neuf contingents du Nord dans le programme culturel, tout en tenant compte de l’identité circumpolaire des Jeux. Suivez le centre des nouvelles quotidiennes du SIRC pour vous tenir au courant des nouvelles!

Les Jeux d’hiver de l’Arctique 2020 se tiendront du 15 au 21 mars 2020 à Whitehorse, au Yukon. Suivez l’action avant et pendant les Jeux sur FacebookInstagramTwitter et YouTube.

Du point de vue de l’accueil, un comité organisateur unique pour de grands Jeux internationaux tels que les Olympiques ou les Paralympiques permet de connaître des gains d’efficacité organisationnelle et fonctionnelle. Cependant, cela peut poser certains défis lorsqu’on tente de maintenir la « distinction » du parasport. Pensez aux répercussions sur la programmation, les installations, les communications et les legs dans le SIRCuit.

Le concept d’inclusion est omniprésent dans le contexte sportif actuel et de nombreuses organisations, tant à l’échelon communautaire qu’international, se questionnent à savoir comment s’assurer que tous les individus ont accès aux sports et peuvent y participer. En général, l’inclusion signifie que tous les individus, peu importe leurs aptitudes, leurs limitations fonctionnelles ou leurs besoins spécifiques, ont le droit d’être respectés et appréciés à titre de membres précieux de leurs communautés. Toutefois, l’inclusion est un concept complexe dans le sport de haut niveau qui, de par sa nature, est exclusif.

Lorsqu’il s’agit de grands évènements sportifs comme les Jeux olympiques ou paralympiques, l’inclusion se complexifie davantage. Habituellement, les athlètes handicapés (para-athlètes) participaient à des épreuves distinctes. Au fil du temps, il semble que ce modèle d’épreuves distinctes soit devenu contreproductif en ce qui a trait au respect et à la valorisation de tous les athlètes. Depuis 2001, les Jeux olympiques et paralympiques sont plutôt devenus un grand évènement unique : les Jeux ont lieu à deux semaines d’intervalle, un comité organisateur (CO) conçoit, élabore et présente tous les Jeux, et celui-ci gère les legs qui en découlent. D’autres grands Jeux ont adopté le principe de ce modèle, notamment les Jeux panaméricains et parapanaméricains ainsi que les Jeux du Commonwealth, un évènement sportif entièrement intégré.

Du point de vue de l’accueil, le fait d’avoir un seul CO favorise l’efficacité organisationnelle et fonctionnelle (par exemple, une seule organisation communique avec les parties intéressées comme les gouvernements, les partenaires sportifs, les sociétés de diffusion et les partenaires commerciaux). Mais ceci s’accompagne aussi de défis. Molloy et Misener (2016) ont écrit à propos de l’importance de la « distinction », c’est-à-dire la reconnaissance et le respect de l’excellence qui distingue les athlètes, au moment d’envisager la gestion de grands Jeux dont le programme inclut les parasports. Si les Jeux ne sont pas gérés de manière adéquate, il y a un risque que cette distinction, ou la démonstration du respect et de l’appréciation envers tous les athlètes, soit perdue.

Cet article a pour but d’examiner les différents aspects de la gestion d’un évènement de grande envergure auquel participent des para-athlètes en relation avec le concept de distinction. Mon objectif consiste à mettre en relief les possibilités et les défis pouvant survenir lorsque l’on tente de s’assurer que les besoins et les désirs des athlètes pratiquant un parasport soient appréciés et valorisés, tout comme on le fait pour les athlètes non handicapés dans un contexte de grands Jeux.

Sochi, RUSSIA – Mar 7 2014 – The Opening Ceremonies of the Sochi 2014 Paralympic Winter Games in Sochi, Russia. (Photo: Matthew Murnaghan/Canadian Paralympic Committee)
Gestion de l’intégration

Depuis la mise en œuvre des Jeux paralympiques en 1960, les Jeux olympiques et paralympiques ont lieu la même année. Récemment, comme à Séoul à l’été 1988 et à Albertville à l’hiver 1992, les épreuves ont eu lieu dans la même ville, avec quelques semaines d’intervalle entre les deux évènements. Ce n’est qu’en 2001 qu’une entente formelle est entrée en vigueur entre le Comité international olympique et le Comité international paralympique pour s’assurer que les villes accueillant les Jeux olympiques présentent également les Jeux paralympiques. Le concept « une candidature, une ville » est né afin de protéger la tenue des Jeux paralympiques et qu’ils soient intégrés automatiquement à la candidature pour l’accueil des Jeux olympiques. L’entente reconnaît formellement que la ville hôte est obligée de présenter les deux évènements afin de maximiser l’utilisation des installations et de l’infrastructure. C’est en préparation pour l’accueil des Jeux de Salt Lake City en 2002 que pour la première fois, un seul comité organisateur assurait la gestion des deux évènements.

L’accessibilité et l’inclusion pendant et après de grands jeux multisports

J’ai récemment dirigé une équipe de recherche qui a entrepris une étude longitudinale se penchant sur la façon dont les différents types d’évènements traitent l’accessibilité et l’inclusion dans les Jeux avec un CO (Misener et collab., 2018). Dans chaque cas examiné, le CO avait précisé sa vision pour améliorer l’accès aux installations et autour de celles-ci afin de créer davantage de possibilités d’inclusion dans la communauté sportive. Nous avons remarqué que les lignes directrices en matière d’accessibilité dans les installations, telles qu’établies par les instances gouvernantes internationales des sports et les comités organisateurs locaux, ne se traduisent pas nécessairement par des changements sociaux viables, par une meilleure inclusion, ou par une meilleure accessibilité dans la communauté. Par exemple, dans de nombreux cas, l’infrastructure matérielle fut bâtie selon les normes minimales ou par des méthodes temporaires, ou bien les changements furent mis en place sans tenir compte de l’intersection entre la nouvelle et l’ancienne infrastructure (p.ex. la bordure de chaussée, les trottoirs, les matériaux). Certains pourraient dire qu’il n’en revient pas à l’évènement de modifier le paysage spatial du décor urbain, mais il est important pour les comités de tenir compte de la manière dont les structures de l’évènement s’articulent aux espaces publics si l’on recherche un changement social viable. Par exemple, si les nouvelles installations sportives érigées respectent des normes élevées en terme d’accessibilité, mais qu’aucun transport accessible n’est disponible ou que les espaces extérieurs liés à l’édifice ne sont pas accessibles, l’inclusion de l’évènement et de son legs s’en voit réduite.

Le risque du biais des gens « physiquement aptes »

Dans un environnement de Jeux, nous avons aussi constaté que le biais des gens physiquement aptes teintait le processus décisionnaire du CO. Les besoins, les intérêts et les expériences des para-athlètes sont souvent négligés, car les preneurs de décisions ne connaissent pas le vécu d’une personne handicapée. Voici des exemples de l’incidence de ce biais sur la programmation, l’infrastructure, le marketing et les communications, selon nos recherches et celles de nos collègues de travail, comme Byers et coll. (2019) et Darcy (2017).

Programmation : Le programme et la structure des évènements pour les athlètes ayant des besoins spécifiques en matière d’accès et de soutien, ou avec des classements différents, doivent être bien réfléchis. Par exemple, si l’horaire d’une épreuve parasportive est basé sur l’horaire des athlètes non handicapés, on pourrait penser qu’un ou une athlète ayant besoin de plus de temps pour se préparer à la compétition et pour se rendre au bassin, sur le court ou sur le terrain dérange le cours « normal » de l’horaire. De plus, on doit porter une attention particulière au domaine de la compétition de certains sports et évènements pour s’assurer que le moment et le niveau d’intégration des parasports soient appropriés. Pendant notre recherche axée sur l’observation à Glasgow lors des Jeux du Commonwealth de 2014 (Misener et coll., 2019), j’ai remarqué qu’une épreuve de natation pour les para-athlètes avec classement mixte semblait avoir été prévue à la fin d’une longue journée de compétitions de natation. Ceci démontre non seulement un manque de compréhension des besoins des athlètes, mais a eu pour effet de ressembler à une compétition charitable où quelques spectateurs encourageaient l’athlète solitaire à la ligne d’arrivée tandis que les autres s’empressaient de quitter l’édifice.

Édifices de sport : Bien que le Comité international paralympique exige que les installations, le transport et les logements soient accessibles (Guide d’accessibilité du CIP, 2015), d’autres aspects des Jeux peuvent trop facilement être négligés, comme les espaces pour les festivals publics, le transport métropolitain et les lieux d’entrainement (souvent des installations de loisirs existantes). Les changements temporaires sont souvent conçus pour être efficients et n’offrent que le minimum d’accessibilité requis. Cette citation tirée d’un article sur les Jeux met en relief les défis auxquels les villes et les CO doivent faire face en regard à l’intégration des exigences d’accessibilité pour les édifices de sport et les lieux publics :

Les nouveaux palais de sport que j’ai vus sont magnifiquement lisses…[mais] le problème survient là où ils rejoignent le vieux monde. Après avoir traversé un nouvel endroit parfaitement accessible, je suis soudainement bloquée par un abaissé de trottoir inexistant. Après avoir quitté le vélodrome, je descends la rampe vers la rue, où la jointure semble négligeable, mais je m’arrête brusquement. Partout ailleurs, le gravier éparpillé sur le pavé bloque les mains courantes informatisées de mon fauteuil roulant, qui se met à mal fonctionner. (Melanie Reid, Sunday Times, Angleterre, 2014).

Mens wheelchair basketball competes against Columbia at the 2019 ParaPan American Games in Lima, Peru – Photo Scott Grant

Marketing et communication : Les stratégies de marketing et de communication utilisées pour attirer les commanditaires et les spectateurs sont une partie intégrante de tout évènement majeur. Des stratégies de qualité fournissent aux para-athlètes une orientation claire et distincte. Les CO doivent collaborer étroitement avec les médias, puisqu’ils revêtent une importance capitale pour la sensibilisation, le changement d’attitude, la circulation des idées et le cadrage des récits concernant les Jeux inclusifs. Le CO des Jeux panaméricains et parapanaméricains de Toronto en 2015 a fait un travail remarquable pour assurer l’équité en matière de représentation des para-athlètes en ce qui concerne le marketing et les communications. Malheureusement, Toronto est plutôt l’exception que la norme ; trop souvent, les CO offrent une visibilité minimale aux para-athlètes. Toutefois, les Jeux de Toronto sont tombés dans un piège, celui de présenter les para-athlètes comme étant des « superhéros ». Une citation d’un membre du CO de Toronto démontre combien les équipes de marketing et de communication peuvent s’appuyer sur des récits axés sur des images de superhéros, de vedettes ou de pitié. « Il est si facile de s’identifier aux para-athlètes… ils ont de si bonnes histoires qui peuvent inspirer les gens. »

Un autre élément essentiel des communications évènementielles, qui peut souvent être négligé en ce qui concerne l’inclusion, est l’occasion d’apprentissage offerte par les Jeux. Dans le cadre de notre travail d’observation aux Jeux parapanaméricains de Toronto en 2015, on demandait souvent aux membres de notre équipe de recherche, qui portaient des chandails violets décorés d’un logo, d’expliquer en quoi consistaient les épreuves et les règles du jeu. On offrait peu d’informations aux spectateurs à propos des sports, des athlètes, des règles ou des classements, ou lorsque ces informations étaient disponibles, elles n’étaient pas offertes dans un format accessible. Étant donné la nature unique du parasport, il est important que les CO s’assurent d’offrir amplement d’informations afin d’intéresser les spectateurs. Pendant les Jeux paralympiques de Londres en 2012, Channel 4 a conçu le système de classement Lexi, lequel fut ensuite utilisé à Glasgow en 2014 pour les Jeux du Commonwealth. Ce système a aidé les spectateurs à comprendre les classements et les règles des sports, enrichissant ainsi leur expérience pendant la compétition.

Legs Le concept des legs fait partie de l’agenda des évènements sportifs depuis le début des années 1990, mais est devenu la pierre angulaire de l’organisation des manifestations sportives au cours des dernières années. On s’attend à ce que les CO prévoient des retombées positives sur la communauté en terme d’infrastructure matérielle, et en terme d’avantages économiques et sociaux. D’un point de vue parasportif, on observe une tendance à utiliser ces manifestations pour influencer les changements sociaux et exercer une influence positive sur la vie des personnes handicapées dans les communautés locales. Selon le programme du CIP (CIP, 2017), on se concentre généralement sur quatre domaines : une infrastructure accessible, des structures de sports pouvant accueillir les parasports (p.ex. entraineurs, classements, organisations para), les attitudes et perceptions envers les handicaps, et les possibilités sportives. Dans notre travail autour du legs des Jeux, nous remarquons que les CO ressentent un désir sincère de connaître un tel changement social viable, mais sont confrontés à plusieurs défis lorsqu’ils tentent de léguer ces héritages. Dans certains cas, les CO sont si débordés par l’organisation des Jeux que les legs liés aux changements sociaux sont victimes de problèmes de capacité. Dans d’autres cas, on suppose que les legs de changements sociaux seront un résultat automatique des manifestations plutôt que le produit d’une planification, d’efforts et d’une collaboration considérables.

Recommandations pour se concentrer sur le parasport

À partir de nos recherches sur différents types de Jeux, nous présentons trois grandes leçons pour les CO et les villes hôtes.

Ces cadres de politiques servent de toile de fond aux décisions concernant les pratiques sportives, l’accessibilité des infrastructures, le marketing et les communications pour s’assurer que tous les aspects de l’évènement soient plus accessibles. Au Canada, nous sommes en voie de tenir compte de la diversité et de l’inclusion dans tous les aspects du sport. Avec la récente adoption de la Loi C-81, la Loi canadienne sur l’accessibilité, les organisations nationales de sport et les organismes de services multisports, les organisations provinciales et territoriales de sport, les clubs sportifs communautaires et toutes les grandes manifestations sportives trouveront des manières d’améliorer la participation entière et équitable de tous les individus, particulièrement les personnes handicapées.

Regard vers l’avenir

Les grands Jeux multisports qui mettent clairement l’accent sur l’accessibilité et l’inclusion dans tous les aspects organisationnels et administratifs des Jeux sont plus susceptibles d’appuyer le parasport et d’engendrer des changements sociaux durables. À l’approche des Jeux de 2020 à Tokyo, qui possède les ressources pour organiser des Jeux inclusifs, le CO doit encore faire ses preuves concernant l’accessibilité et l’inclusion. En tenant compte des recommandations mentionnées dans cet article, les Canadiens et le reste du monde évalueront la manière dont l’engagement déclaré envers l’accessibilité et l’inclusion sera mis en œuvre pendant les Jeux et pour les legs qui en découleront.

L’appel à l’action 91 de la Commission de vérité et de réconciliation du Canada se lit comme suit :

Nous demandons aux hauts dirigeants et aux pays d’accueil de manifestations sportives internationales comme les [Jeux d’hiver de l’Arctique] de veiller à ce que les protocoles territoriaux des peuples autochtones soient respectés et à ce que les collectivités autochtones locales participent à tous les aspects de la planification et de la tenue de ces événements.

Découvrez comment la société hôte des Jeux d’hiver de l’Arctique 2020 répond à cet appel à l’action par l’engagement communautaire, la célébration des Premières nations du Yukon et l’éducation, dans le billet du SIRC.

Blogue

Lorsqu’environ 2 000 participants arriveront à Whitehorse en mars prochain, ils seront accueillis dans le territoire traditionnel de la Première nation Kwanlin Dün et du Conseil Ta’an Kwäch’än, deux des 11 Premières nations autonomes du Yukon. Dans le blogue d’aujourd’hui du SIRC, renseignez-vous sur les mesures prises par la société hôte des Jeux d’hiver de l’Arctique de 2020 pour s’assurer que la participation des Premières nations est une priorité.

Aux Jeux panaméricains et parapanaméricains, l’environnement de service que vit un athlète peut influencer sa performance en compétition. Pour les gestionnaires d’événements, la création d’une excellente expérience de jeu consiste à répondre aux besoins de base des athlètes (nutrition adéquate, bonnes conditions de sommeil), à assurer de bonnes installations d’entraînement pour la préparation et à offrir des activités sociales pour atténuer le stress lié à la compétition. Pour en savoir plus, consultez le blogue du SIRC.