Le centre de documentation pour le sport
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Si tout commence par une décision, comment pouvons-nous nous préparer à prendre le meilleur départ possible, chaque fois ? La prise de décision est une compétence qu’il vaut la peine de maîtriser dans l’espace professionnel, avec en prime l’amélioration de notre vie personnelle. Avec les bonnes connaissances, les bons outils et les bonnes techniques, c’est aussi très réalisable. Le 19 août, le SIRC a organisé un webinaire – Prise de décision, choisir en toute confiance – mené par Kelly McInenly, conçu pour aider les participants à répondre aux questions suivantes :

  • Quel type de décideur ou de décideuse suis-je?
  • Quels sont les types de décisions que je prends?
  • Comment puis-je optimiser mon processus décisionnel en fonction du type de décision ?
  • Comment puis-je optimiser ma capacité à aligner les autres sur mes décisions ?

Ci-dessous se trouvent une vidéo récapitulative de la séance et un blogue répondant à certaines des questions posées par les participants et participantes.

Il s’agissait de la quatrième session d’une nouvelle série de webinaires offerte par le SIRC, Des experts dans la maison. Inscrivez-vous maintenant aux prochaines sessions.

Q1: Quel type de décideur ou de décideuse suis-je

Il existe quatre styles décisionnels : conceptuel, comportemental, analytique et direct. La façon la plus simple de savoir quel type de décideur ou décideuse vous êtes est de vous demander : « Qu’est-ce qui facilite ma prise de décision? Plus d’idées/options ? Plus de consultation ? Plus d’informations et de données? Plus d’autonomie ? »

  • Plus d’idées/d’options = style conceptuel
  • Plus de consultation = style comportemental
  • Plus d’information/de données = style analytique
  • Plus d’autonomie = style direct
Q2 : Comment puis-je optimiser mon processus décisionnel en fonction du type de décision ?

En plus de vous donner accès, dans la mesure du possible, à « plus » des éléments ci-dessus dans votre processus décisionnel, essayez de minimiser vos plus grands perturbateurs :

Style Perturbateur Solution
Conceptuel Le processus Contestez le règlement si le processus vous retarde. Demandez des éclaircissements et proposez des alternatives à la règle.
Comportemental La convivialité Décidez quel acteur est le plus important et répondez à ce style.
Analytique Les gens Limitez le nombre de personnes impliquées dans la prise de décision.
Direct  L’inutilité Définissez clairement l’objectif pour que tout le monde travaille au même résultat.
     

Afin d’éviter les angles morts dans votre prise de décision, consultez des personnes qui sont d’un autre type décisionnel. Surtout, tenez compte du style décisionnel de ceux que vous devrez aligner sur votre décision.

Q3: Comment puis-je optimiser ma capacité à aligner les autres sur mes décisions ?

En plus de comprendre le « style » de votre approbateur/codécideur comme mentionné ci-dessus, il y a quatre autres facteurs à prendre en compte pour aligner les autres sur vos décisions : la taille, la simplicité, la structure et la séquence.

La taille : Trop de choix nous déconcerte. Il devient difficile de comparer et d’opposer toutes les options, et le risque d’une « mauvaise décision » augmente. Limitez l’ensemble des choix que vous demandez à votre public de prendre en considération afin d’éviter la surcharge de choix et d’avoir six fois plus de chances de prendre une décision.

La simplicité : La quantité d’efforts requis pour prendre une décision – ou une fois la décision prise – a un impact significatif sur si/comment nous décidons. Même le fait d’exiger que des cases soient cochées peut dissuader une décision! Comptez et plafonnez les actions requises par votre public pour comprendre, approuver et exécuter votre proposition.

La structure : Nous ne connaissons pas toujours très bien nos préférences. La valeur du choix dépend de notre capacité à percevoir la différence entre les options. Élaborez votre proposition de manière à mettre en évidence ses mérites par rapport aux alternatives que votre public envisage.

La séquence : Nous avons la fausse impression que le hasard alterne les évènements et nous essayons donc inconsciemment « d’égaliser les choses » en approuvant ou en rejetant des propositions en fonction du nombre de propositions que nous avons déjà approuvées ou rejetées. Réfléchissez à la manière dont vous pouvez faire en sorte que votre recommandation soit examinée le plus tôt possible dans le processus, avant que ce biais ne s’installe.

Q4: Existe-t-il un moyen ou une activité permettant de se faire rapidement une idée du style décisionnel d’une personne afin d’adapter votre présentation ?

Parler avec d’autres personnes qui ont déjà travaillé avec votre public dans le passé est un excellent moyen de connaître leur style de prise de décision. Quelles objections ces gens ? Ont-ils demandé plus de temps, d’informations ou d’alternatives ? 

Q5: Est-il idéal pour un conseil d’administration d’avoir un mélange de différents types de décideurs ?

Oui ! Un groupe hétérogène de décideurs est le mieux placé pour prendre des décisions qui prennent en compte et équilibrent les faits, les sentiments, les idées et l’impact. Il vous faudra plus de temps pour prendre une décision, mais vous éviterez les conséquences involontaires d’avoir omis de prendre en considération une partie prenante, un point de données, une option ou un résultat. 

Q6: Existe-t-il des ouvrages ou des ressources recommandés pour améliorer la prise de décision ?

Deux livres que j’ai trouvé particulièrement utiles sont The Art of Choosing par Sheena Iyengar et Blink par Malcolm Gladwell. Pour une lecture plus rapide, je recommande cet article du Harvard Business Review (pour les abonnés de HBR seulement), 12 Questions to Ask Before You Make That Big Decision.


Pour consulter les webinaires précédents ou vous inscrire aux prochaines séances, consultez la série complète du SIRC – Des experts dans la maison.


A propos de(s) l'auteur(s)

Kelly McInenly a une formation classique et un esprit d’entreprise. Elle a 20 ans d’expérience de direction progressive dans le secteur de l’alimentation et des boissons (produits emballés, restauration et services alimentaires), avec des expériences de haut niveau, interfonctionnelles et intersectorielles, dans le développement commercial, la vente sur le terrain, les cosmétiques et la vente au détail.

Soutenues par une base classique de commercialisation de biens de consommation emballés, ces possibilités d’élargissement ont favorisé l’agilité à tous les stades du processus de commercialisation et la capacité à trouver des solutions créatives qui donnent des résultats reproductibles dans les organisations multinationales, privées et franchisées, tant sur les marchés canadiens qu’américains.