Le centre de documentation pour le sport
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Le centre de documentation pour le sport

L’activité physique et l’exercice* ont des avantages sur la santé qui permettent à notre corps de garder un poids sain et qui réduisent les risques de développer des maladies chroniques. Faire de l’exercice, peu importe pendant combien de temps, est plus bénéfique pour la santé qu’être sédentaire, puisqu’on prolonge notre espérance de vie et on profite d’une vie plus saine. Bien que l’exercice soit une activité agréable pour certains, il peut devenir une dépendance pour d’autres. Parmi les termes employés pour décrire cette dépendance, on compte « compulsif », « excessif », « obligatoire », « addiction » et « surentraînement ». La dépendance à l’exercice peut causer de sérieux dommages physiques, sociaux et psychologiques, en plus d’avoir des répercussions considérables sur les relations interpersonnelles.

La différence entre une dépendance positive et négative, tel que l’a formulé William Glasser*, est qu’une personne ayant une dépendance positive est apte à contrôler ses actions et à s’améliorer, ce qui a un effet positif sur sa vie. Par exemple, un joueur de basket-ball qui fait 100 lancers francs tous les soirs pour améliorer cet aspect de son jeu est plus susceptible de devenir un meilleur tireur qu’une personne qui ne s’exerce pas. En comparaison, une dépendance négative ou un exercice compulsif contrôle la vie de la personne. Celle-ci doit faire plus d’efforts pour avoir un même résultat et risque de s’entraîner au point de nuire à sa santé. S’entraîner en étant blessé ou malade et ne pas tenir compte des risques à long terme du surentraînement sont des conséquences d’un comportement compulsif. Cependant, être dévoué à l’exercice ne signifie pas nécessairement que l’on est dépendant. Bien que les athlètes disciplinés puissent être irrités s’ils manquent un entraînement, ils ne souffrent pas des mêmes symptômes qu’une personne dépendante, comme la dépression, l’anxiété ou l’insomnie.

Symptômes de la dépendance à l’exercice*

  • Faire de l’exercice en étant blessé ou malade ou aller à l’encontre des recommandations d’un médecin. Les athlètes dévoués comprennent l’importance de guérir ou de se reposer.
  • S’entraîner aux dépens du travail, de la vie familiale et d’autres relations. Les athlètes dévoués organisent leur entraînement en fonction des autres aspects de leur vie.
  • Augmenter radicalement le degré d’exercice pour atteindre un sommet personnel précédent. Les athlètes dévoués comprennent qu’une augmentation progressive de l’intensité est la meilleure façon de permettre au corps de s’adapter correctement.

L’exercice compulsif* peut entraîner de sérieuses blessures, particulièrement si des blessures mineures persistent en raison du manque de repos. Une récupération insuffisante et un manque d’attention aux blessures légères peuvent causer des dommages à long terme aux ligaments, aux os et aux tendons. Les femmes peuvent connaître un déséquilibre hormonal, une perturbation du cycle menstruel et un risque accru d’ostéoporose.

Si votre routine d’entraînement a une incidence négative sur votre vie, par exemple en limitant votre capacité à respecter vos autres engagements ou en vous créant de l’anxiété, de la dépression ou un retrait lorsque vous ne vous entraînez pas, vous devriez consulter un psychologue. Parfois, avoir un recours excessif à une chose que l’on aime peut entraîner des conséquences négatives. Et comme c’est le cas pour plusieurs aspects de la vie, la modération est souvent la meilleure option.

* Seulement disponible en anglais 

Références de la collection de SIRC:

1. Berczik K, Szab A, Demetrovics Z, et al. Exercise Addiction: Symptoms, Diagnosis, Epidemiology, and Etiology. Substance Use & Misuse. February 15, 2012;47(4):403-417.

2. Guszkowska M, Rudnicki P. MOOD CHANGES IN PHYSICALLY ACTIVE MEN IN SITUATIONS OF IMAGINED DISCONTINUATION OF PHYSICAL EXERCISES AS AN INDICATION OF THE RISK OF ADDICTION TO PHYSICAL EXERCISES: Mood in the situation of imagined discontinuation of exercise. Polish Journal Of Sport & Tourism. March 2012;19(1):16-20.

3. Krivoschekov S, Lushnikov O. Psychophysiology of sports addictions (exercise addiction). Human Physiology. July 2011;37(4):509-513.

4. Landolfi E. Exercise Addiction. Sports Medicine. February 2013;43(2):111-119.

5. Wallack R. Too Much of a Good Thing. Joe Weider’s Muscle & Fitness. April 2010;71(4):80-86.

6. Youngman J, Simpson D. Risk for Exercise Addiction: A Comparison of Triathletes Training for Sprint-, Olympic-, Half-Ironman-, and Ironman-Distance Triathlons. Journal Of Clinical Sport Psychology. March 2014;8(1):19-37.



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