Le centre de documentation pour le sport
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Le centre de documentation pour le sport

« Les décideurs supérieurs des organisations sportives communautaires doivent créer des occasions pour que les leaders de programmes partagent leurs expériences et leurs connaissances. Le personnel connaît les obstacles et les défis rencontrés par les participants, mais ces obstacles et ces défis peuvent persister si les idées ne montent pas dans la hiérarchie organisationnelle. » – Amina Haggar, étudiante diplômée de l’Université d’Ottawa, partage les résultats de sa recherche sur les expériences sportives des filles afro-canadiennes de deuxième génération.

Dans son tout premier rapport sur le statut du football féminin d’élite, la FIFA a constaté que le succès d’une équipe nationale est lié à la proportion de clubs nationaux qui offrent des programmes pour les jeunes filles. Dans les ligues où 80 % des clubs ont des programmes pour les filles, l’équipe nationale occupe en moyenne le 13e rang mondial, tandis que tous les autres pays se retrouvent en moyenne au 28e rang.

J’ai commencé à jouer au golf en raison des hot dogs. À 14 ans, je voulais me lier d’amitié avec les autres jeunes de mon club de golf, et ma principale motivation après les 9 trous était de faire la fête avec mes amis autour d’un hot dog et d’un lait frappé au chocolat.

Photo of Lindsay Knowlton, founder of Iron Lady Golf.
Lindsay Knowlton, fondatrice de Iron Lady Golf et membre de la PGA du Canada

25 ans plus tard, le golf est devenu ma passion. J’ai joué et participé à des compétitions dans le monde entier. J’ai également enseigné à plus de 10 000 femmes comment jouer au golf.

Comme moi, ces femmes sont presque toujours intéressées à bien plus qu’apprendre à jouer au golf. Elles apprennent aussi à s’intégrer dans leurs activités professionnelles ou à passer plus de temps avec leur partenaire et leur famille. Elles souhaitent trouver de nouvelles amitiés et des compagnons de voyage, faire de l’exercice, passer du temps dans la nature ou prendre l’air.

Aujourd’hui plus que jamais, le golf est bien plus qu’un jeu. La communauté est l’élément fondamental qui permet au golf de perdurer. Dans ce billet de blogue, je propose des stratégies et des conseils fondés sur des recherches et mes propres expériences pour aider les clubs et les organisations de golf à créer des environnements inclusifs et accueillants qui aident les femmes à dire « oui » au golf.

Plus qu’un jeu

Women standing together and smiling on golf course. Members of Iron Lady Golf. Mes expériences personnelles ont étroitement reflété les recherches sur les motivations et les avantages de la participation des femmes au golf. Les résultats des recherches tournent en grande partie autour des bienfaits de l’exercice physique par l’entremise du golf et des aspects sociaux du jeu. Par exemple, dans une étude récente, 76 % des femmes ont cité l’exercice et la santé et 68 % des femmes ont déclaré que la socialisation avec la famille et les amis était leur principale raison de jouer au golf (The R&A, 2018). Par rapport aux hommes, les femmes sont moins susceptibles d’être motivées par le réseautage d’affaires, la tradition ou le renforcement de la maîtrise (McGinnis et Gentry, 2006).

Malheureusement, les terrains de golf ne sont pas toujours perçus comme des lieux accueillants pour les femmes. La structure, les règles et l’étiquette sociale du jeu sont souvent ancrées dans un environnement dominé par les hommes. Tout cela peut entraîner de l’anxiété et un manque de confiance chez les femmes, surtout si elles sont débutantes au golf (McGinnis et Gentry, 2006). Les obstacles supplémentaires pour les femmes, en particulier celles qui ont des horaires familiaux chargés, comprennent le temps à consacrer et le coût des leçons, de la pratique et des abonnements (Syngenta UK Ltd., 2014).

Members of Iron Lady Golf on the golf course, smiling. D’après mon expérience, les communautés de golf qui fonctionnent bien pour les femmes, en particulier pour les débutantes, sont des communautés où les règles et les cartes de pointage viennent après le plaisir. Ce sont des environnements sûrs et inclusifs qui permettent aux femmes de passer du temps à l’extérieur avec des amis et d’améliorer leur jeu en même temps. Ils créent un sentiment d’appartenance, des lieux où les rires et les discussions sur la vie, le travail et ce qu’il faut commander au chalet sont le plus souvent entendus de l’autre côté de l’allée. Après le temps passé sur le parcours, le partage d’information qui suit est tout aussi important. Il s’agit de célébrer avec un repas, de discuter de la journée et peut-être même de parler du voyage de golf que le groupe fera ensemble un jour.

Créer des espaces de golf accueillants

S’assurer que les terrains de golf sont des lieux accueillants, où les participants se sentent inclus, est le point de départ le plus important pour les clubs et organisations de golf (Sports & Leisure Research Group, 2010; The R&A, 2018). Je recommande de commencer cela avant que les golfeuses potentielles mettent le pied sur le parcours. Cela peut se traduire par un courriel d’information, un appel, ou encore mieux une vidéo de rencontre pour accueillir les femmes. Pendant cet accueil, faites savoir aux femmes ce qu’elles peuvent attendre, et comment et où se présenter sur le parcours.

Group of women on golf course, smiling in a line. Members of Iron Lady Golf.Sur le parcours, je suggère que les programmes commencent par une rencontre avec les autres golfeurs et une visite du parcours et des installations. Au-delà de l’offre de diverses options d’adhésion et de trousses d’information avec des conseils pour les nouveaux membres, les recherches montrent qu’une signalisation des directions clairement indiquée et la possibilité d’apprendre la disposition du parcours rendent le golf plus accessible aux femmes (Sports & Leisure Research Group, 2010; The R&A, 2018). Même l’inclusion d’une brève session sur l’étiquette et la façon de trouver leur chemin dans le club peut aider. Ensuite, passez au développement des compétences pour accroître leur confiance dans le jeu, par exemple, par des leçons structurées (The R&A, 2018).

Une fois qu’elles sont à l’aise, encouragez les golfeuses à se rendre sur le parcours ensemble, pendant les moments plus calmes de la journée. Ainsi, elles se sentiront moins pressées et pourront profiter des 9 trous. Pour les femmes, en particulier celles qui ont des horaires familiaux ou professionnels chargés, il est important de proposer des possibilités flexibles, comme des événements adaptés aux familles ou la possibilité de jouer moins de 18 trous (The R&A, 2018, 2019). Enfin, intégrez des composantes sociales pour chaque programme et événement pour favoriser le plaisir et l’esprit de communauté. Par exemple, quelque chose comme un événement « boisson et coup de bâton » où les gens peuvent pratiquer des compétences de golf tout en échangeant avec d’autres personnes et en appréciant un repas ou une boisson. Ces éléments sont fondamentaux pour assurer que le golf perdure.

Développer le jeu

Group of women golfers smiling and taking a selfie. Members of Iron Lady Golf. L’augmentation et la fidélisation du nombre de golfeuses actives peuvent entraîner une croissance significative de l’industrie du golf. Pour les nouvelles golfeuses comme pour les joueuses expérimentées, le golf permet de privilégier la santé et le bien-être tout en créant des liens avec les autres. Pour aider les femmes à dire « oui » au golf, il est essentiel de créer un sentiment de communauté. Accueillez une nouvelle communauté de femmes dans le golf et assistez à la croissance de ce sport.

Pour ce qui est de créer une ambiance « amusante » pour les filles et les jeunes femmes, un participant à une évaluation de la formation en ligne Gardons les filles dans le sport a mentionné que « des entraîneurs peuvent penser que cela veut dire de toujours jouer à des jeux et de ne jamais inciter les filles à sortir de leur zone de confort ». « Lorsque les filles aiment un sport, il EST amusant pour elles d’être encouragées à performer et de compétitionner. » Apprenez-en davantage sur les observations tirées du projet d’évaluation de la Fondation Bon départ et de l’Université de l’Alberta.

« … en tant que mère, c’est très facile de communiquer vos attentes à vos enfants. Mais il est plus difficile de leur montrer vos attentes. Je pense que l’avantage de Nager ensemble est de me faire sentir bien dans ce que je montre à mes enfants. »

– maman participant au programme Nager ensemble

Les parents et les gardiens restent souvent « aux bords du terrain » en regardant leurs enfants faire du sport. En donnant la priorité à la participation de leur enfant, les adultes ne pratiquent souvent pas eux-mêmes le sport et l’activité physique, et leur propre bien-être peut en souffrir (Misener, 2020). En particulier, les mères peuvent considérer le sport récréatif pour elles-mêmes comme une activité culpabilisante ou un luxe en raison du coût et du temps (Jones et coll., 2010).

Les recherches suggèrent que si les mères reconnaissent les bienfaits de l’activité physique, elles font souvent passer les besoins de leurs enfants, de leur foyer ou de leur employeur avant leurs propres besoins (Hamilton et White, 2010). Avec l’obésité des adultes et les heures de travail quotidiennes en hausse (Statistique Canada, 2016), couplées à un plus grand isolement social et à de nombreux défis liés à la pandémie, ce manque de participation au sport et aux loisirs chez les parents pourrait persister. Cela pourrait avoir des conséquences psychologiques et sanitaires néfastes, en particulier pour les femmes.

Lorsqu’il s’agit de sport récréatif, les filles sont également confrontées à de nombreux obstacles à la participation, notamment la stigmatisation associée à l’image corporelle, l’influence négative des pairs et le manque de soutien social et de modèles positifs (Canadian Women & Sport, 2020). Les recherches nous apprennent également que la participation des parents joue un rôle essentiel pour motiver les enfants à rester actifs dans le sport. En particulier, les filles qui pratiquaient plus de sports et s’entraînaient plus souvent chaque semaine étaient celles dont la mère pratiquait régulièrement une activité physique organisée (Rodrigues et coll., 2018).

Ce billet de blogue partage les premiers résultats d’un programme de natation mère-fille. Il encourage également les dirigeants sportifs à penser aux programmes sportifs différemment et à remodeler la façon d’offrir des sports aux jeunes femmes et à leurs parents. Une subvention de jumelage chercheur/praticien du SIRC et une subvention communautaire de l’Association canadienne des parcs et loisirs (ACPL) pour l’équité entre les sexes dans le sport récréatif ont permis de financer ce partenariat de recherche et ce programme.

Le programme Nager ensemble

À l’automne 2020, un club de natation a mis à l’essai un programme de natation en coparticipation de huit semaines au Woolwich Memorial Centre à Elmira, en Ontario. La conception du programme est née de discussions et de consultations avec des parties prenantes, notamment des entraîneurs, des chercheurs en sport communautaire, des administrateurs de clubs de natation, un gestionnaire d’installations municipales, des femmes et des filles (âgées de 8 à 13 ans).

Appelé Nager ensemble, le programme a réuni les mères et les filles dans la piscine à une heure commune pour 45 minutes d’entraînement hebdomadaire (individuel, en petit groupe et en grand groupe). Au total, 14 mères et 18 filles ont participé à des sessions portant sur la technique de natation, la forme cardiovasculaire et le plaisir dans l’eau. Certaines sessions étaient axées sur des groupes de pairs particuliers (mères ou filles) et d’autres étaient des activités mère-fille.

L’incidence pour les femmes et les filles

En plus d’alléger les contraintes auxquelles les femmes et les filles sont confrontées, Nager ensemble visait à contribuer à des résultats positifs tels que l’amélioration de la santé physique et mentale, l’augmentation de la confiance en soi et de la maîtrise de soi, l’ouverture de portes pour la modélisation du rôle parent-enfant, l’augmentation des liens sociaux et la mise à disposition de clubs sportifs d’un modèle pour mettre en œuvre des opportunités organisées et intentionnelles pour la santé et le bien-être de la famille, en particulier pour les femmes et les filles. Les premiers bienfaits du programme pilote ont été les suivants :

Activité physique et forme physique

Le programme Nager ensemble a montré que les femmes et les filles ont connu un changement positif significatif dans leur niveau d’activité physique et leur forme physique perçue. Les participants ont apprécié le fait que le programme était conçu pour être amusant et non compétitif. Le caractère organisé a permis de responsabiliser les mères et de les encourager à être physiquement actives.

« Quand (les enfants) nagent à d’autres moments, je ne fais pas vraiment beaucoup d’activité physique. C’était donc agréable de pouvoir le faire avec eux et de faire de l’activité physique au lieu de sauter dans la voiture et de les déposer, puis de revenir une demi-heure plus tard pour les récupérer. »

– maman participante

Confiance en soi et maîtrise

Les mères aiment être entraînées! L’entraînement était essentiel pour aider les femmes et les filles à développer leurs compétences et à constater une amélioration de leurs propres capacités. L’entraînement hebdomadaire régulier du programme s’est traduit par une plus grande confiance pour les participantes. Au fur et à mesure que leur niveau d’habileté se développait, elles étaient plus enclines à venir nager des longueurs par elles-mêmes à d’autres périodes dans la semaine.

Interaction sociale

Malgré les restrictions de la COVID-19, Nager ensemble a créé un sentiment de communauté chez des femmes qui ne se considéraient pas nécessairement comme actives ou athlétiques. Aujourd’hui, elles nagent régulièrement avec de nouvelles amies qui pratiquent un loisir similaire.

« En particulier à cause de la COVID, j’ai du mal à trouver un cercle social. Nager ensemble m’a donné un cercle social sur une base régulière… être capable d’être à nouveau dans un groupe dans un espace sûr, c’est quelque chose qui m’a vraiment manqué. »

– maman participante

Modèle de rôle positif et intérêt partagé au sein des familles

Les modèles positifs étaient particulièrement importants pour les femmes qui avaient l’impression de ne pas nécessairement incarner les valeurs qu’elles essayaient de transmettre à leurs enfants. Par exemple, des valeurs comme le fait d’être actif physiquement toute sa vie et d’essayer de nouvelles formes d’activité physique. Les femmes ont apprécié l’occasion structurée de montrer ces valeurs et ces comportements à leurs enfants tout en cultivant un intérêt commun.

« J’accorde de la valeur à la santé. Et pourtant, je ne vis pas une vie où j’ai l’air de valoriser ma santé. Pour moi, l’avantage est double : en tant que mère, il est très facile de communiquer mes attentes à mes enfants. Mais il est plus difficile de leur montrer mes attentes… Je pense que le bénéfice de Nager ensemble est de me sentir à l’aise dans ce que je montre à mes enfants. » 

– maman participante

3 stratégies pour les clubs de sport pour élaborer un programme de coparticipation

1. Utilisez les points forts de votre club pour expérimenter avec la coparticipation.

Le club de natation avait des entraîneurs solides partageant les mêmes valeurs (c’est-à-dire la promotion de résultats positifs pour les femmes et les filles, et le soutien d’une dynamique familiale positive). Les entraîneurs et les administrateurs du club de natation ont travaillé ensemble pour trouver de nouvelles façons d’utiliser la piscine pour un programme qui n’était pas réservé aux jeunes. En réussissant à obtenir des subventions pour couvrir une partie des frais des participants, ils ont pu offrir un programme à faible coût. Si les subventions ne sont pas disponibles à l’avenir, il sera essentiel de communiquer pendant le processus d’inscription que l’entraînement a de la valeur, même s’il ajoute aux frais d’inscription.

2. Adopter l’évaluation par l’entremise de partenariats de recherche

Pour faciliter les programmes de coparticipation, toutes les parties prenantes doivent avoir leur mot à dire dans la planification, la mise en œuvre et l’évaluation du programme. Nous avons utilisé un modèle de partenariat communautaire impliquant des praticiens du sport, des chercheurs universitaires et des participants. En organisant des groupes de discussion et des entrevues tout au long du programme, nous avons appris à connaître les expériences des gens et à adapter le programme de façon continue. En particulier pour les nouveaux programmes de sport, mener une recherche évaluative en parallèle du programme permet aux parties prenantes d’avoir un nouvel aperçu des mécanismes spécifiques qui peuvent contribuer à améliorer la participation.

3. Utiliser la coparticipation pour développer des voies de participation tout au long de la vie

Nager ensemble a permis de lier de nombreux aspects qui jettent les bases d’une activité physique et d’une participation sportive tout au long de la vie. Comme leur mère était présente, les jeunes filles ont trouvé que ce programme les mettait plus à l’aise pour participer. Certaines filles ont même exprimé leur intérêt à rejoindre l’équipe de natation régulière. D’autres, qui étaient auparavant membres d’une équipe de natation, ont préféré l’activité physique non compétitive du programme Nager ensemble. Certaines mamans ont déclaré qu’elles n’auraient pas été à l’aise de se rendre seules dans les couloirs de natation, mais qu’avec la participation de leur fille, elles étaient plus disposées à participer. Alors que les femmes et les filles rencontrent des obstacles à l’activité physique à différents moments de leur vie, ce programme offre aux participantes une activité qui les aide à atténuer ces obstacles.

« [Nager ensemble] a attiré davantage d’intérêt pour la natation – à la fois la natation de compétition et la natation en tant qu’activité pour améliorer la santé. J’aime aussi le fait que le programme amène plus de filles dans notre centre. Il fait participer les parents et favorise les liens entre mère et fille. Je pense qu’il apporte également un aspect social, de sorte que les mamans travaillent ensemble et apprennent à connaître des gens, surtout pendant cette période avec la COVID. »

– Directeur municipal des loisirs

Perspective d’avenir

Notre programme montre que la participation d’un enfant à un sport ne signifie pas nécessairement que les parents renoncent à faire du sport eux-mêmes. Cependant, les dirigeants sportifs doivent penser différemment sur la façon d’organiser le sport et de créer intentionnellement des opportunités pour la santé et le bien-être de la famille.

Nager ensemble propose un nouveau modèle de coparticipation pour engager simultanément les femmes et les filles dans une activité sportive. Ce modèle a le potentiel d’aider les clubs sportifs à repenser des programmes qui favorisent la santé et le bien-être des femmes et des filles en leur permettant de participer ensemble à un sport organisé.

Comme l’a souligné la récente campagne #Vas-yMaman du SIRC, notre système sportif doit fournir de nouvelles ressources et de nouvelles mesures de soutien pour surmonter les défis et les circonstances uniques de la participation au sport des mamans (Allan, 2020), notamment en raison de l’influence positive des mères actives pour encourager la participation sportive de leurs enfants (Rodrigues et coll., 2018).

Pour plus d’information sur cette recherche, veuillez contacter Katie Misener à k.misener@uwaterloo.ca.

S’il y a bien eu une période dans notre histoire pour réfléchir à la manière de ne laisser personne derrière, 2020 était cette année-là. Alors que les gens et les organisations cherchent à remonter la pente suite aux répercussions de la COVID-19, nous devons réfléchir à la manière de progresser par des moyens qui rassemblent intentionnellement les gens, et nous devons travailler collectivement à un avenir meilleur. Les objectifs de développement durable (ODD) peuvent fournir un cadre pour atteindre ce but.

Que sont les objectifs de développement durable?

L’Agenda 2030 du développement durable, adopté par tous les États membres des Nations unies en 2015, est un appel à l’action mondial pour mettre fin à la pauvreté, protéger la planète et améliorer la vie et les perspectives de chacun, partout. Au cœur de l’Agenda se trouvent 17 ODD et 169 cibles connexes, conçus comme un « plan directeur pour parvenir à un avenir meilleur et plus durable pour tous. » Les ODD sont un appel universel à la responsabilité sociale de la part des 193 pays qui les ont signés, dans tous les secteurs et pour chaque personne. Nous avons tous un rôle à jouer pour atteindre les ODD et contribuer à un meilleur avenir, un avenir qui ne laisse personne de côté.

En quoi cela concerne-t-il le sport?

Il est bien connu que le sport contribue au développement social en développant les compétences de vie, les compétences et les liens sociaux, ainsi que la santé mentale et physique et le bien-être (Bailey et coll. 2009; Holt et coll. 2008; Neely et Holt 2014). De nombreuses organisations de sport investissent dans le sport fondé sur des valeurs, le sport sûr, la diversité et l’inclusion. Les ODD sont l’occasion d’aligner ces priorités sur le cadre plus large des ODD axé sur l’inclusion et notre responsabilité sociale de contribuer au bien commun et d’œuvrer à un avenir meilleur.

Sur les 17 ODD, huit concernent directement le sport :

3 – Assurer une vie saine et promouvoir le bien-être de tous à tout âge.

4 – Assurer une éducation de qualité inclusive et équitable et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous.

5 – Assurer l’égalité des sexes et l’autonomisation de toutes les femmes et les filles.

8 – Promouvoir une croissance économique soutenue, inclusive et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous.

10 – Réduire les inégalités au sein des pays et entre eux.

11 – Rendre les villes et les établissements humains inclusifs, sûrs, résilients et durables.

16 – Promouvoir des sociétés pacifiques et inclusives pour le développement durable, assurer l’accès à la justice pour tous et mettre en place des institutions efficaces, responsables et inclusives à tous les niveaux.

17 – Renforcer les moyens de mise en œuvre et renouveler le partenariat mondial pour le développement durable.

Le Plan d’action de Kazan fournit un cadre pour harmoniser les actions dans le domaine du sport, de l’activité physique et de l’éducation physique afin de contribuer aux ODD. Pour les organismes de sport canadiens, le Plan d’action de Kazan favorise les connexions et l’harmonisation à l’échelle mondiale dans des domaines d’intérêt commun tels que la défense du sport, l’intégrité du sport, l’équité entre les sexes, le partage de l’information et les mesures collectives – toutes des questions clés pour le système sportif canadien.

Outdoor sport facility

Selon Vicki Walker, directrice générale de Sport Canada, « les objectifs de développement durable nous fournissent un cadre reconnu et accepté à l’échelle internationale grâce auquel nous pouvons identifier et communiquer la valeur ajoutée et les répercussions plus larges des investissements [du gouvernement canadien] dans le sport. Les ODD, et le mouvement mondial visant à les utiliser pour mesurer les effets du sport, peuvent aider les gouvernements et les organisations sportives à mieux comprendre l’incidence de leur travail actuel, ainsi qu’à orienter les investissements et les initiatives futurs. »

Les ODD sont de plus en plus utilisés comme une lentille à travers laquelle les financeurs (gouvernements, fondations et autres) évaluent les retombées de leurs investissements, ce qui oblige les organisations sportives à intégrer les ODD dans la conception de leurs projets et dans leurs stratégies d’évaluation.

Engagement envers les ODD

Les organismes de sport peuvent s’engager dans les ODD de la manière suivante :

  1. Examiner comment les ODD sont liés aux priorités actuelles et futures, et les utiliser pour orienter les activités afin de contribuer à une plus grande inclusion et à d’autres résultats sociaux.
  2. Établir des objectifs, des cibles et des stratégies de mesure spécifiques relatifs aux ODD afin de créer une prise de conscience et une responsabilité pour faire progresser les objectifs au sein de votre organisation, de votre communauté et de votre écosystème sportif.
  3. Communiquer sur le travail relatif aux ODD afin que les principales parties prenantes, y compris les membres et les bailleurs de fonds, sachent que vous investissez dans le développement social et dans un objectif qui va au-delà de la simple prestation d’un programme sportif.
  4. Travailler avec d’autres intervenants pour avancer ensemble; l’ODD 17 concerne les partenariats mondiaux qui soutiennent les objectifs et constitue un appel à l’action pour que nous collaborions afin de maximiser les résultats et les retombées.

Organismes de sport canadiens utilisant les ODD

Plusieurs organismes de sport canadiens utilisent déjà les ODD, notamment Commonwealth Sport Canada et MLSE LaunchPad.

Commonwealth Sport Canada (CSC) est un exemple puissant d’organisme de sport canadien qui contribue aux ODD à l’échelle internationale. Grâce à l’utilisation des programmes de sport pour le développement et du développement du sport visant à promouvoir l’essor communautaire et social et renforcer les capacités du système sportif national dans tout le Commonwealth, CSC contribue à 10 ODD (1 à 5, 8, 10, 11, 16 et 17) en mettant l’accent sur les ODD 3, 4, 5 et 16. CSC a créé ou amélioré 129 projets de développement du sport et de sport au service du développement (SSD), dont 17 projets de SSD destinés exclusivement aux femmes et aux filles. Sur ces 17 projets, neuf sont aujourd’hui opérationnels dans des pays désignés comme pays d’aide publique au développement, où l’aide favorise et cible spécifiquement le développement économique et le bien-être des pays en développement.

Au Canada, MLSE Launchpad a créé le Cadre métrique du sport pour le développement afin d’unifier les efforts de mesure et d’évaluation d’une série d’organisations qui financent et fournissent des programmes de sport pour le développement des jeunes au Canada et au-delà. L’utilisation de mesures uniformes permet de partager des enseignements puissants pour améliorer les résultats des jeunes et les retours sur investissement des organismes de bienfaisance. Le Cadre se concentre sur quatre piliers – corps sain, esprit sain, prêt pour l’école et prêt pour le travail – et s’aligne sur les ODD 3, 5, 8, 9, 10 et 16. Le Cadre est basé sur la théorie du changement de MLSE LaunchPad, qui décrit comment les programmes du sport pour le développement contribuent à une série de résultats positifs pour le développement des jeunes confrontés à des obstacles.

Pour commencer

Alors que les organisations cherchent à se remettre de la COVID-19 et à évoluer en réponse à la prise de conscience sociale résultant du mouvement antiraciste, nous avons l’occasion de réfléchir à la manière de créer un monde meilleur, un système sportif plus fort et un chemin vers l’équité et la justice à mesure que nous avançons. Les ODD sont une occasion de se connecter à une initiative mondiale ET de considérer comment l’inclusion sociale, la pauvreté, l’environnement, l’éducation et d’autres domaines clés sont liés et influencent la vie des participants actuels et futurs du sport. Les ODD sont un point de ralliement que le sport peut adopter, autour duquel il peut s’aligner et utiliser pour avoir un véritable effet mondial. Imaginez si nous prenions nos énergies collectives et notre passion pour la compétition et que nous les canalisions pour progresser vers 2030 et atteindre les ODD!

De nouvelles recherches ont découvert que les athlètes féminines recherchent un traitement médical spécialisé plus tard que les athlètes masculins pour les commotions cérébrales liées au sport, ce qui peut contribuer à aggraver les symptômes et à prolonger la convalescence. Ces résultats renforcent l’importance d’une identification précoce et de la mise en œuvre de plans et de protocoles de gestion des commotions cérébrales.

Vous cherchez à accroître la portée de votre programme de formation? Encouragez les intervenants à le rendre obligatoire. Une évaluation du module en ligne Gardons les filles dans le sport a démontré des taux d’achèvement élevés dans les provinces où cette formation est exigée par des organisations sportives.

Les prochains Jeux paralympiques de Tokyo seront l’occasion d’inspirer la prochaine génération d’athlètes paralympiques canadiens. Toutefois, sans un solide parcours de développement, les jeunes Canadiens et Canadiennes risquent de ne pas avoir la possibilité de poursuivre leurs rêves. Une première étape importante de tout parcours de développement est une introduction positive au sport par l’entremise de programmes communautaires de base. Il existe une lacune persistante dans la littérature relative aux expériences des athlètes dans les programmes communautaires de parasport existants, en particulier chez les jeunes participants. Dans le cadre de mon projet de recherche de maîtrise, j’ai parlé avec des jeunes femmes participant à un programme communautaire multisports de parasport en Ontario pour connaître leurs expériences. Les athlètes m’ont fait part de l’effet que leur participation avait eu sur leur développement personnel, ainsi que de leur opinion sur le programme et la façon dont il s’intégrait dans leur vie.

Développement personnel

Les athlètes ont discuté de quatre avantages pour leur développement personnel découlant de leur participation au programme :

Young female athlete with a disability swimming, happy

Avant de participer au programme de parasport, elle ne pratiquait aucun sport à l’école. Elle était [gênée], et après avoir participé au programme de parasport, elle s’est bien débrouillée et a apprécié le programme, et cela n’a posé aucun problème. Après cela, elle était heureuse d’essayer des choses [à l’école].

Mon avenir sportif est de jouer au hockey [ou] au basketball en fauteuil roulant. Et je vais devenir une professionnelle.

Le programme

Female athlete playing tab

Les athlètes ont également réfléchi sur les aspects du programme qui ont amélioré ou diminué leur expérience parasportive. Ces réflexions s’alignent sur certains des « 9 P d’un programme prêt pour soutenir les parasports » établis dans la ressource Devenir para-prêt (pour plus d’information, voir le billet du SIRC sur devenir prêt à soutenir les parasports).

Quand je suis dans l’environnement parasportif, je me sens vraiment, vraiment bien. C’est bien parce que vous êtes là avec des gens qui vivent des défis comme les vôtres.

Vous ne voulez pas que l’entraîneur soit confus sur ce qu’il fait.

Résumé

Les expériences de ces athlètes soulignent l’importance des programmes communautaires pour soutenir le développement positif des jeunes et encourager l’amour du sport. Il est important que les programmes soient bien préparés pour soutenir les athlètes, avec des entraîneurs formés et des activités significatives et appropriées. Les athlètes des programmes communautaires de parasport veulent apprendre et maîtriser des compétences, et méritent d’avoir la possibilité de travailler à la réalisation de leurs objectifs. Nous espérons qu’avec les ressources de haute qualité développées ces dernières années, les organisations continueront à développer leur capacité à soutenir tous les athlètes, et que la disponibilité et l’accessibilité du sport cesseront d’être des obstacles importants pour les personnes en situation de handicap.

Le Valley Female Leadership Network en Nouvelle-Écosse a créé une infographie pour aider à justifier l’investissement dans la participation et le leadership des filles et des femmes dans le sport et l’activité physique. En se basant sur leur expérience, elles donnent des conseils : « Vous trouverez peut-être que vous avez trop d’information, mais ce n’est pas grave, vous pouvez toujours créer plus d’une infographie ! » Pour en savoir plus.