Le centre de documentation pour le sport
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Le centre de documentation pour le sport

Association canadienne de crosse – TURKY, FINLANDE – Cette semaine, alors que la Finlande débute dans son rôle d’hôtesse du tout premier Championnat européen de crosse en enclos, il est intéressant de noter que cette nation doit le développement de son jeune programme d’équipe nationale à un trio d’entraîneurs canadiens qui tiennent à redonner à leur sport en appuyant son épanouissement à l’autre bout du monde. 

Samedi, le 8 juillet, les arénas Gatorade et Maarli à Turku rassembleront 14 équipes pour une période de huit jours pour disputer le premier championnat européen de crosse en enclos. La Finlande croit que sa décision de faire venir Tracey Kelusky, Devan Wray et Neil Doddridge comme entraîneurs, alliée avec son engagement pour développer un bassin de talent national, lui donne une belle chance pour remporter ce tout premier titre européen. Plus important encore, la Finlande croit que c’est sur le long terme que son approche va produire les plus grands bénéfices. 

La Finlande a mis en place le cadre de son programme de crosse en enclos avant le Championnat du Monde 2015 de crosse en enclos en Nation Onondaga dans l’État de New York. Le directeur sportif finlandais Matti Tahkapaa s’était entretenu avec des joueurs albertains au Tournoi commémoratif Ales Hrebesky à Prague, République Tchèque, au mois d’avril, 2014. Cette conversation a jeté les bases d’un lien avec l’Albertain Wray, qui est devenu par la suite entraîneur en chef de l’équipe finlandaise. 

Wray a engagé l’Ontarien Tracey Kelusky et Neil Doddridge, de Colombie-Britannique, pour aider la Finlande à déployer un plan qui s’écartait de ceux de plusieurs autres pays qui se mettaient à développer des programmes d’équipe nationale. Plutôt que de recruter des joueurs canadiens (ou américains) d’origine finlandaise pour aider ses joueurs à se développer, la Finlande a opté de faire venir régulièrement des entraîneurs canadiens de premier rang, mais de sélectionner des joueurs finlandais et leur apprendre comment jouer en salle. 

«C’était toujours notre objectif de développer les jeunes Finlandais et créer un programme de base qui saurait alimenter de manière suivie notre programme national. Il y a une ligue de crosse en enclos en Finlande, et le profil du sport ne laisse pas de se rehausser,» remarque Kelusky, membre du Temple de la renommée de la crosse canadienne, qui a pris les rênes comme entraîneur en chef cette année lorsque Wray a dû faire pause à cause d’un emploi du temps très chargé. «Nous ne cherchons pas des joueurs canadiens qui ont des arrières grands-parents finlandais. Notre objectif est de développer les jeunes Finlandais ici sur place.»

L’une des clés de succès est le fait d’être sur les lieux, en Finlande. Kelusky et les autres entraîneurs font régulièrement le trajet de 6 000 milles. «Au fil des deux dernières années, ça fait probablement huit, neuf fois,» estime Kelusky pour ses voyages personnels. «La vision voulait que nous venions quatre fois par année pour monter des camps d’entraînement de quatre ou cinq jours pour mettre à l’épreuve les joueurs et suivre les progrès.»

Et cette vision rapporte. La Finlande a terminé au neuvième rang à Onondaga, derrière huit nations qui ont une histoire bien plus substantielle de crosse en enclos. Et Finlande aborde le championnat européen en lice pour une médaille. Il faut répéter cependant qu’une médaille n’est pas priorité numéro une à Turku. C’est le développement de long terme et la compétitivité de la nation en crosse en enclos. 

Viser aussi haut que ça exige quelque chose de plus que trois entraîneurs dédiés qui font un long voyage pour apprendre les nuances de crosse en enclos à un petit groupe de joueurs doués et sportifs. 

«L’objectif ultime est d’avoir un Finlandais sur place qui saura prendre en charge l’entraînement de ces gars; comme ça, quand nous ne sommes pas ici, ils peuvent poursuivre sur leur développement, faire les prochains pas. Nous avons jeté les bases; ultimement, nous voulons voir un système qui n’est aucunement différent de la crosse mineure à Peterborough,» observe Kelusky, en citant comme exemple le programme de sa propre ville à lui. “«Il faut commencer par le commencement et laisser dérouler les progressions naturelles.»

À cette fin, Kelusky, Wray et Doddridge aident les directeurs d’équipes en Finlande à faire épanouir la discipline de crosse en enclos. «Une de nos initiatives est d’envoyer quelques-uns de nos joueurs nationaux dans les écoles avec des bâtons et apprendre le sport aux jeunes,» indique Kelusky. 

Avec les joueurs et les candidats à l’équipe nationale, la tâche a été relativement élémentaire. Les entraîneurs commençaient à zéro, avec un groupe de jeunes talents qui avaient une vraie passion pour la crosse en enclos, mais qui ne comprenaient pas les concepts de base, pour ne rien dire des fines nuances. 

«Ma première expérience, il y a un couple d’années, était chaotique,» rappelle Kelusky. «C’était l’anarchie, et ça ne ressemblait en rien à la crosse en enclos. Lentement mais sûrement nous avons établi un système. Nous tenions à développer le sport mais en même temps développer les joueurs individuels de sorte que nous ayons une équipe concurrentielle pour servir de base au programme.»

Une des retombées de cette approche a été l’initiative d’aider certains des meilleurs joueurs finlandais à faire un stage de crosse d’été au Canada, tant pour se développer individuellement que pour apporter ces connaissances et cette expérience à l’équipe entière. «Il est toujours fructueux d’insérer les gars dans un environnement très concurrentiel, où ils peuvent apprendre tant de choses, et rapporter cette expérience pour partager avec toute l’équipe, et servir de modèles de rôle à leurs coéquipiers. Ces gars partent aux quatre coins du Canada et jouent contre certains des meilleurs joueurs au monde. Puis quand ils rentrent chez eux, ils transmettent ce savoir aux autres,» explique Kelusky. 

Avec Kelusky, Wray et Doddridge qui partent dans différents coins du pays, les joueurs finlandais ont une richesse de liens avec la communauté de crosse au Canada, et ils en ont tiré parti pour gagner de l’expérience dans différentes villes aux niveaux Junior A, Sénior B, voire Sénior A. La tête d’affiche de cette approche est fort probablement Joakim Miller, le grand joueur de transition. Il a été invité aux essais de l’équipe Vancouver Stealth de la NLL et il a fait impression avec les cerveaux de l’équipe. Il n’a pas fini par être sélectionné à l’équipe, mais il n’était pas loin. 

Les Finlandais n’ont pas joué au Canada cet été puisqu’ils ne voulaient pas s’absenter de leurs équipes canadiennes pour un couple de semaines au beau milieu de la saison pour concourir au Championnat européen, mais ils seront assurément de retour. «Leur tout premier engagement est pour le programme national ici en Finlande, et c’est bon,» ajoute Kelusky. «Nous allons continuer à placer ces gars comme nous le jugeons approprié, et tôt ou tard nous allons sûrement voir un Finlandais faire ses débuts en NLL.»

L’entraînement est évidemment un facteur important, mais au dire de Kelusky c’est les joueurs qui sont la force motrice du succès et de l’épanouissement du programme en Finlande. «Ces gars se passionnent pour la crosse. La passion est évidente. Ils veulent jouer au niveau le plus élevé. J’ai hâte de voir ce que nous pourrons achever au championnat européen, mais pour ma part, je me plais tout simplement à regarder jouer ces gars, à voir la passion, le sérieux et l’enthousiasme qu’ils apportent au sport; ils visent bien plus haut que jouer simplement au niveau du club en Finlande. Ils veulent s’affronter au Canada en crosse d’été, ou jouer contre les équipes NLL ou quelque chose du genre.»

De son point de vue, Kelusky affirme qu’il tire beaucoup de bénéfices de l’expérience. Alors qu’un aspect de leur mission est d’aider à former des entraîneurs qui sauront encourager le développement suivi du programme durant les intervalles où Kelusky et son groupe ne sont pas sur place en Finlande, il ne se dépêche pas de remettre le programme entièrement aux mains des Finlandais. 

«Franchement, le but ultime est de mettre les Finlandais aux commandes du programme, mais à vrai dire, c’est un boulot vraiment sympa du point de vue de l’entraîneur,» affirme Kelusky. J’adore entraîner aux ligues professionnelles [avec les New England Black Wolves de la NLL] et MSL à Peterborough, mais ces gars sont comme une page blanche. C’est vraiment agréable, et j’espère continuer à m’impliquer à ce projet pour un bon bout de temps.»

Pour le présent cependant, Kelusky, Doddridge et leur équipe ont un championnat européen qui se profile à l’horizon. Vous pouvez suivre les exploits de l’équipe finlandaise et les 13 autres équipes grâce à la diffusion en direct en temps réel (plus enregistrements archivés) présentée par FanSeat.

Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter :

Alain Brouillette

Coordonnateur de communications et marketing

Association canadienne de crosse

Téléphone : 613-260-2028 x302

Courriel : alain@lacrosse.ca