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Cyclisme sur route – Montréal, 11 mars 2016 (Sportcom) – Le cycliste Antoine Duchesne a plus que montré le maillot de son équipe Direct Énergie en tête de course vendredi, à la cinquième étape de Paris-Nice. Membre de l’échappée matinale, le cycliste originaire de Saguenay avait toutes les cartes dans son jeu pour se rendre jusqu’au bout, sauf qu’une erreur de pilotage à moins de 15 kilomètres de l’arrivée est venue lui ravir une deuxième place qu’il croyait à portée de main.

Une journée en avant

Duchesne a fait partie de l’échappée du jour qui a pris naissance dès le coup d’envoi de l’épreuve en compagnie de Matthias Brandle (IAM), Lars Boom (Astana), Arnaud Courteille (FDJ), Jesus Herrada (Movistar), Edward Theuns (Trek-Segafredo), Stijn Vandenbergh (Etixx-QuickStep) et Wouter Wippert (Cannondale).

« J’avais de bonnes ambitions et de bonnes sensations hier (jeudi). Et avec le départ dans mon village, je savais que c’était une course où (une échappée) pouvait se rendre jusqu’au bout. Nous sommes sortis une beau groupe, avec des gars costauds et des bons rouleurs pour se rendre jusqu’au Ventoux. »

Le groupe s’est réduit à trois coureurs dans l’ascension du géant de Provence et le trio de tête a ensuite attendu le retour des rouleurs Boom et Vandenbergh pour l’aider sur le plat. Encore en jambes, Duchesne a plus tard largué ses coéquipiers d’échappée dans la côte de la Roque-d’Anthéron, un col de deuxième catégorie situé à un peu plus d’une trentaine de kilomètres de l’arrivée.

« Je n’ai pas trop perdu de temps dans la montée et il y avait des passages à 20%-22%. Les jambes faisaient vraiment mal, mais bon, à des endroits comme ça, ça fait mal à tout le monde. J’étais dans une bonne allure pour me rendre loin. »

L’athlète a poursuivi son numéro en solo malgré un vent de face avant la montée finale et ce n’est qu’à environ 15 kilomètres de l’arrivée qu’il a été rattrapé par le Kazakh Alexey Lutsenko (Astana). « J’étais à la fin de mes forces, mais il m’en restait encore et j’avais la motivation. »

À un rond-point, Lutsenko a tourné à gauche et Duchesne a opté pour la droite, ce qui s’avérera une erreur de sa part.

« La distance à faire était plus longue sur la droite et à la sortie du rond-point, j’étais à 50 m ou 100 m derrière lui. J’étais moins lucide et à cause de la fatigue, je n’ai jamais pu revenir sur lui. Je pense que j’étais battu pour la gagne, mais la deuxième place était très jouable », croit celui qui rate le maillot de meilleur grimpeur par 4 points.

Lutsenko a immédiatement pris la tête de la course pour se rendre jusqu’à la ligne et s’adjuger la victoire d’étape grâce à une avance de 21 secondes sur le groupe des poursuivants. En plus de cette victoire, le Kazakh pointe désormais à 6 secondes du maillot jaune au classement général, l’Australien Michael Matthews (Orica-GreenEdge).

Dur envers lui-même, le cycliste de 24 ans sent tout de même qu’il était à sa place. « Tout n’est pas vain. Je n’ai pas raté ce résultat à cause d’une panne de jambes, mais à cause d’une connerie technique. »

Invité à commenter la prestation de son colocataire et partenaire d’entraînement, Hugo Houle était moins sévère. « J’ai pu voir sa belle échappée à la télé ! Il a fait une super belle performance et il a de quoi être fier ! »

L’avant-dernière étape de Paris-Nice sera disputée samedi. Le peloton parcourra 177 kilomètres entre Nice et La Madone d’Utelle avec une arrivée au sommet d’un col de première catégorie.

Hugo Houle dans le peloton à Tirreno-Adriatico

Pendant ce temps en Italie, Houle (AG2R-La Mondiale) a pris le 64e rang de la troisième étape de la Tirreno-Adriatico. Le membre de la formation AG2R La Mondiale a complété les 176 kilomètres de l’épreuve reliant les villes de Castelnuovo val di Cecina et Montalto di Castro dans un peloton de 116 coureurs qui ont tous terminé dans le même temps que le gagnant, le Colombien Fernando Gaviria (Etixx – Quick-Step).

Gaviria a procuré une deuxième victoire consécutive à la formation belge Etixx-Quick Step en remportant le sprint final devant l’Australien Caleb Ewan (Orica-GreenEdge), deuxième, et l’Italien Elia Viviani (Sky), troisième.

« Dans l’ensemble ç’a bien été. Il fallait rester vigilants à la fin de la course pour les coups de bordure, car il y avait beaucoup de vent qui était annoncé. Finalement ç’a été correct » a raconté Houle, qui avait la tâche de protéger ses coéquipiers Domenico Pozzovivo 94e et Jean-Christophe Péraud, 52e.

« Nous n’avons pas perdu de temps au général et nous sommes arrivés devant. Ç’a bien été et nous voulons conserver la même philosophie pour les jours à venir », a-t-il poursuivi.

Au général, le Tchèque Zdenek Stybar (Etixx – Quick-Step), vainqueur de l’étape de jeudi, est aux avant-postes grâce à une avance de 9 secondes sur son plus proche poursuivant, l’Italien Damiano Caruso (BMC). Hugo Houle occupe quant à lui le 133e rang, à 9 minutes 20 secondes du meneur.

Le Belge Jan Bakelants et le Français Jean-Christophe Péraud, respectivement 32 et 33e, mais tous deux à 59 secondes de Stybar, sont les mieux classés d’AG2R La Mondiale.

Les choses sérieuses commenceront samedi pour les cyclistes qui prendront le départ à Montalto di Castro – Foligno et qui parcourront 216 kilomètres.

« Il va y avoir quelques bonnes montées, alors il va y avoir plus d’action déjà, même si la plus grosse étape est dimanche, a expliqué Houle. Si j’ai la chance de faire une échappée dans les jours à venir, ce serait une belle occasion ! »

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Rédaction: Mathieu Laberge et Émilie Bouchard Labonté
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