Le centre de documentation pour le sport
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Le centre de documentation pour le sport

Ski acrobatique (slopestyle) – Stoneham, 9 février 2017 (Sportcom) –  Il n’était alors qu’un petit bonhomme. Alex Bellemare, de Saint-Boniface, en Mauricie, participe à un camp de ski dans la Vallée du Parc. Ses skis ne tenaient pas par grand-chose.

« Mes skis étaient démolis et ils avaient des vis au bout pour les faire tenir », se souvient le Québécois.

C’est à cette occasion que Bellemare a obtenu son premier commanditaire en JP Auclair. « Je crois qu’il a eu pitié et il m’a offert une paire de skis Armada », explique celui qui gardera toujours en mémoire la bonté d’Auclair, décédé à la suite d’un accident de ski en 2014.

« Il a fait forte impression dans ma vie. Sa sagesse, son expérience, sa gentillesse… Je n’étais qu’un petit bonhomme qui faisait du ski et il m’a donné une paire pour aucune raison, à part de me rendre heureux au début. Je lui dois une partie de ma jeunesse. »

À visionner : Alex Bellemare raconte ses débuts dans son sport.

 

Qualifié pour la finale de ski slopestyle à la Coupe du monde de Stoneham qui sera disputée dimanche, c’est sur la ferme familiale qu’Alex Bellemare a construit ses premiers sauts. S’il a goûté à la compétition à l’âge de neuf ans, il n’a plus arrêté depuis.

Ses premières marques, il les a faites au Dew Tour, sur le circuit professionnel ouvert aux amateurs. « À l’époque, il y avait 200 athlètes présents. C’était vraiment une galère, mais ça donnait la chance aux athlètes de se faire un nom. »

L’athlète de 23 ans n’a plus besoin de travailler au Mc Do, mais n’a pas roulé tout de suite sa bosse au sein de l’équipe canadienne. « L’équipe nationale a été instaurée en 2011-2012, mais le sport existe depuis beaucoup plus longtemps. Nous faisions tout par nous-mêmes à l’aide de commanditaires. »

Les choses ont changé pour la nouvelle génération d’athlètes. « Maintenant, c’est différent. Il faut se faire inviter par l’équipe canadienne pour faire des Coupes du monde après avoir fait ses preuves dans des plus petites compétitions. Il faut commencer en bas de l’échelle et monter tranquillement. »

Le médaillé de bronze des X Games de 2015 trouve qu’il n’y a désormais plus beaucoup de différence entre le circuit professionnel et celui de la Coupe du monde, sanctionnée par la Fédération internationale de ski. « Ce sont tous les mêmes athlètes. Les circuits ont différents noms, mais c’est la même chose », explique-t-il.

En attendant, il compte en mettre plein la vue aux skieurs des autres pays présents le temps d’un week-end dans sa cour arrière. « C’est un peu bizarre. Je viens souvent à Stoneham et je suis quand même dépaysé de voir tout le monde. Mais c’est vraiment cool de pouvoir skier devant la famille. »

Avec la collaboration d’Alexandra Piché

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Rédaction: Émilie Bouchard Labonté
 
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