Le centre de documentation pour le sport
Le centre de documentation pour le sport

L’année 2018 sera passionnante puisqu’elle comprend quatre grands événements sportifs internationaux : les Jeux olympiques, les Jeux paralympiques, les Jeux du Commonwealth et les Jeux d’hiver de l’Arctique. Ces événements sont suivis par ceux et celles qui aiment le sport, dont les millions de spectateurs du monde entier, les athlètes, les entraîneurs, les organismes de sport, les comités organisateurs, les entreprises partenaires, les bénévoles et les médias. Toutefois, la tenue de ces grands événements n’est pas sans controverse, comme en témoigne la décision de plusieurs villes de ne pas présenter leur candidature (p. ex. Boston et Toronto pour les Jeux olympiques et paralympiques de 2024), de retirer leur candidature (p. ex. Budapest pour les Jeux olympiques et paralympiques de 2024) ou de décider carrément de ne pas tenir l’événement, même lorsque la ville a été sélectionnée comme hôte (p. ex. Durban pour les Jeux du Commonwealth de 2022).

Alors que le Canada examine la possibilité de poser sa candidature aux Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2026 et aux Jeux du Commonwealth de 2030, le présent article se penche sur les répercussions économiques, touristiques, sociales et sportives des grands événements sportifs internationaux . Pour maximiser les résultats positifs et minimiser les répercussions négatives de la tenue de grands événements sportifs, nous recommandons un changement de mentalité qui s’appuie sur les possibilités offertes aux communautés hôtes d’organiser des événements à plus petite échelle.

Incidence économique

Les grands événements sportifs exigent des ressources financières, humaines et matérielles considérables. Si ces événements généraient des profits, les entreprises privées seraient les premières à les organiser. En réalité, seule une petite partie de l’argent nécessaire à l’organisation de ces événements provient de sociétés privées sous forme de droits de télévision et de commanditaires. La plupart des fonds nécessaires à l’organisation de ces événements provient des administrations municipales et des gouvernements provinciaux et fédéraux (c.-à-d. de la poche des contribuables). Cet appui financier du gouvernement est un « coût d’opportunité ». Autrement dit, cet argent aurait pu être investi dans d’autres projets municipaux, provinciaux/territoriaux ou fédéraux qui pourraient potentiellement générer des retours sur le capital investi plus substantiels et durables.

Ainsi, une question à deux volets se pose : (1) Pourquoi y a-t-il une tendance constante à surestimer les retombées économiques et à sous-estimer les coûts d’accueil des grands événements sportifs (Kesenne, 2012)? et (2) Que peut-on faire pour optimiser les retombées économiques?

La surestimation des retombées économiques est attribuable au « choc » économique temporaire créé par la tenue d’un événement sportif majeur lorsque la demande pour une gamme de produits, de services et d’installations augmente de façon spectaculaire pendant une période de temps relativement courte. Toutefois, toute cette stimulation économique ne contribue pas positivement à la communauté ou à la région où l’événement est organisé. En effet, une analyse coûts-avantages a révélé la véritable complexité de la question (voir la figure 1). Du côté des avantages, il y a effectivement des dépenses nouvelles et accrues, la création d’emplois, les recettes fiscales et les avantages intangibles (p. ex. le facteur de bien-être). Mais sur le plan des coûts, il y a les effets d’éviction (p. ex. touristes réguliers, résidents et entreprises locales), les fuites (c.-à-d. l’argent local ne reste pas sur place; p. ex. l’utilisation de l’argent local pour importer des matériaux pour construire des installations) et les coûts d’opportunité (c.-à-d. les dépenses publiques comme expliqué ci-dessus).

Figure 1 – Facteurs liés aux répercussions économiques (source : Agha et Taks, 2015, p. 203)

Pour assurer des retombées économiques optimales, les ressources (humaines, financières et physiques) nécessaires à l’organisation de l’événement (c.-à-d. la demande de ressources pour l’événement) doivent être égales aux ressources disponibles dans la ville hôte (c.-à-d. l’offre de ressources de la ville) [Agha et Taks, 2015]. Peu de villes disposent des ressources ou des capacités nécessaires pour accueillir de grands événements sportifs, ce qui empêche les villes d’avoir des retombées économiques maximales. Ainsi, la clé pour assurer de grandes retombées est de trouver le meilleur équilibre entre l’événement et la ville hôte. La ville dispose-t-elle des installations nécessaires? La ville a-t-elle la capacité d’accueil nécessaire (chambres d’hôtel, bars, restaurants)? Les événements sportifs plus petits avec moins d’activités et de plus petites délégations et/ou les événements organisés sur plusieurs sites sont plus susceptibles d’avoir un meilleur équilibre entre la demande de ressources pour l’événement et l’offre de ressources de la ville. Par ailleurs, l’augmentation des recettes provenant de sources privées pour réduire le besoin d’un soutien financier des gouvernements est une autre stratégie d’optimisation économique qui devrait être envisagée.

Incidence sur le tourisme

La hausse du tourisme est souvent considérée comme un avantage de la tenue de grands événements internationaux, tant en ce qui concerne le « tourisme continu » (c.-à-d. les activités touristiques non liées à l’événement mais qui ont lieu au même moment) que le tourisme post-événement.
Dans le cas des grands événements sportifs, le tourisme continu peut être problématique. L’afflux énorme de touristes lors des événements sportifs peut augmenter l’affluence de grandes foules et les longues files d’attente pour les activités touristiques courantes, réduisant ainsi leur accessibilité. Les grands événements peuvent également évincer les touristes réguliers, ce qui a une incidence négative sur le nombre de touristes s’adonnant à des activités touristiques traditionnelles (p. ex. visite de musées, visites guidées). Ce fut le cas aux Jeux olympiques et paralympiques d’été de 2012 à Londres, où le nombre de visiteurs de musées a diminué considérablement (Woodman, 31 juillet 2012).

Les événements à plus petite échelle sont plus susceptibles de tirer profit du tourisme continu, car ils risquent moins d’évincer les touristes réguliers et l’afflux de touristes est plus facile à gérer. De plus, lorsque des événements à plus petite échelle attirent de nouveaux visiteurs dans la région, la collaboration avec les spécialistes du marketing de la destination peut mettre en valeur des aspects de la ville qui ne sont pas liés à l’événement et offrir aux touristes sportifs l’occasion d’explorer d’autres attractions de la région. Cela crée une valeur ajoutée à l’expérience touristique et augmente les retombées potentielles pour la ville hôte.

Le tourisme post-événement est souvent l’un des objectifs des villes pour accueillir des événements sportifs majeurs. Il permet à la ville de se forger une réputation de destination touristique internationale par l’entremise du marketing et du positionnement. Cependant, les études n’ont pas été en mesure de mesurer des gains substantiels dans le tourisme post-événement qui peuvent être attribués à la tenue d’événements sportifs majeurs (Solberg, Preuss et autres, 2007). Il est extrêmement difficile d’identifier les gains ou les pertes dans le tourisme post-événement, étant donné que le comportement touristique peut être influencé par de nombreux facteurs imprévus, tels que des attaques terroristes ou des épidémies (Toohey, Taylor et Lee, 2003).

Il est possible que les événements à plus petite échelle n’aient pas le même potentiel pour rehausser la réputation d’une ville, mais les comités organisateurs peuvent toutefois démontrer leur expertise dans la tenue des événements en question. En organisant adéquatement des compétitions, les comités organisateurs sont reconnus par la communauté sportive du monde entier (dans le cas d’un événement sportif international). Ainsi, la ville et les comités organisateurs se forgent une solide réputation, ce qui les font connaître au sein de la communauté sportive mondiale et augmente leur capacité d’attirer des événements futurs et des touristes sportifs dans la ville.

Incidence sociale

Il existe des preuves comme quoi les grands événements sportifs entraînent des bienfaits sociaux durables et même tangibles, comme les parcs olympiques (p. ex. les Jeux olympiques d’hiver de Calgary en 1988) où les gens se rassemblent et socialisent de nombreuses années après l’événement. Cependant, l’incidence sociale des événements majeurs est plus souvent intangible, comme un sentiment accru d’euphorie, de fierté nationale et d’unité. Ces facteurs sont souvent anecdotiques, et le facteur de bien-être généré par le sport est éphémère (Gibson et coll., 2014). L’un des problèmes du point de vue de l’incidence sociale est que les fédérations sportives internationales utilisent une stratégie descendante lorsqu’elles organisent leurs événements (Horne, 2015). Cela fait en sorte que les résidents locaux n’ont aucun mot à dire sur les décisions et que les objectifs de développement local et de legs risquent de ne pas être atteints.

En revanche, les événements à plus petite échelle ont le potentiel de créer des réseaux sociaux et des liens plus étroits entre les résidents grâce à l’utilisation de stratégies ascendantes qui font participer les résidents à la planification et à la prise de décisions (Taks, 2013). Cela crée un sentiment d’appartenance plus fort chez les résidents et une base plus solide pour obtenir des résultats sociaux positifs. Par exemple, les événements à plus petite échelle offrent plus d’occasions de croissance personnelle et de développement des compétences parmi les résidents car : (1) il est plus probable que les résidents participent à la planification et à la gestion d’événements à plus petite échelle; et (2) ils créent plus d’occasions pour les résidents d’assumer des rôles significatifs (p. ex. par le bénévolat, l’arbitrage et l’organisation). De plus, les événements à plus petite échelle ont le potentiel d’atteindre les objectifs de la communauté. Les consultations avec les résidents locaux au sujet de leurs priorités (p. ex. possibilités de renforcer le leadership communautaire, de créer de nouvelles activités communautaires) devraient être intégrées dès le début, et des méthodes et des stratégies précises devraient être mises en place pour les mettre en œuvre.

Incidence sur la participation au sport

Étant donné que le sport est au cœur des événements sportifs, il est plausible de s’attendre à ce qu’on encourage la participation au sport. L’affirmation selon laquelle les grands événements sportifs internationaux favorisent la participation au sport se trouve dans les documents de candidature et repose sur les notions d’effets de « ruissellement », de « démonstration » et d’« inspiration » (Weed et coll., 2015). Cette notion veut que le succès des athlètes élites incite les autres à devenir plus actifs et à s’impliquer, ce qui se traduit par des niveaux accrus de participation sportive et d’activité physique. Les Jeux olympiques, comme aucun autre événement, suscitent un intérêt sans précédent dans le monde entier. Ainsi, les Jeux olympiques pourraient être considérés comme un puissant outil de sensibilisation au sport et à la participation sportive. Mais s’il est prouvé qu’un plus grand nombre de personnes regardent les sports pendant les Jeux olympiques (Toohey, 2008), les preuves à l’appui de l’effet de « ruissellement » sur la participation sont mitigées. Une étude systématique menée par Weed et ses collègues (2015) a révélé que : (a) les personnes qui font déjà un peu de sport peuvent être susceptibles d’en faire un peu plus; (b) les personnes qui ont déjà fait du sport peuvent être susceptibles de jouer à nouveau; et (c) certaines personnes peuvent abandonner un sport pour en essayer un autre. Cela signifie qu’on peut déployer des efforts pour améliorer la participation au sport en gardant et en développant les participants existants, au lieu de recruter de nouveaux participants dans le sport. Craig, Bauman et leurs collègues (2014) ont effectué des mesures rigoureuses du sport et de l’activité physique chez les enfants canadiens âgés de 5 à 19 ans (n = 19,862) entre août 2007 et juillet 2011 (y compris l’utilisation de podomètres). Ils n’ont trouvé aucun effet mesurable sur l’activité physique mesurée objectivement ni sur la prévalence de la participation sportive globale chez les enfants, en Colombie-Britannique ou à l’échelle nationale, malgré les nouveaux programmes communautaires créés en héritage des Jeux olympiques et paralympiques de 2010 à Vancouver.

Les installations sportives offrent une autre possibilité pour la participation au sport et les incitatifs au développement. Les grands événements sportifs nécessitent systématiquement soit la modernisation des installations sportives existantes, soit la construction de nouvelles installations. Ces installations haut de gamme deviennent trop souvent des « éléphants blancs », qui coûtent beaucoup d’argent à construire et qui restent inutilisés ou qui ferment parce qu’elles ne répondent pas aux besoins de la communauté locale ou entraînent des coûts d’entretien extravagants (par exemple, plusieurs sites des Jeux olympiques et paralympiques d’Athènes 2004 et de Rio 2016, dont le stade Maracanã de Rio). Cependant, il y a aussi des exemples de réussite. Le parc olympique de Calgary est devenu un centre national d’entraînement dont l’objectif premier est de développer le sport de haut niveau tout en offrant des possibilités sportives aux résidents. Un autre exemple est l’Anneau olympique de Richmond, qui a d’abord été construit pour servir de site de patinage de vitesse des Jeux olympiques d’hiver de 2010, puis réduit pour répondre aux besoins de la communauté. Il est à noter, cependant, que cela a coûté très cher et que l’installation aurait pu être construite à un coût beaucoup moins élevé sans accueillir les Jeux olympiques et paralympiques. Il est essentiel de se pencher sur la façon dont les installations peuvent être construites pour qu’elles deviennent des héritages bien utilisés, plutôt que des éléphants blancs. Elles permettront ainsi d’optimiser les retombées de la tenue de grands jeux.

Tout comme pour les grands événements sportifs, il est prouvé que la tenue d’événements sportifs de moindre envergure stimule le développement du sport en offrant à ceux qui pratiquent déjà le sport la possibilité d’améliorer leur performance grâce à l’accès à de meilleurs équipements, à de meilleures installations, à une expérience de compétition accrue, et à une meilleure capacité d’arbitrage et d’entraînement (Misener, Taks, Chalip et Green, 2015). Bien qu’il n’existe aucune preuve d’une nouvelle participation au sport, les comités organisateurs devraient encourager les organismes de sport locaux à utiliser l’événement pour attirer de nouveaux participants. Les recherches ont démontré que les organismes de sport municipaux (OSM) n’ont pas la capacité d’élaborer et de mettre en œuvre des stratégies et des méthodes de participation au sport pour attirer de nouveaux participants dans leur sport relativement à la tenue d’un événement sportif majeur (Taks, Green, Misener et Chalip, 2017). Ainsi, aider les OSM à renforcer cette capacité est une occasion pour les comités hôtes d’accroître les retombées de l’événement sur la participation sportive.

Recommandations

Afin de maximiser les répercussions positives et de minimiser les effets négatifs de la tenue d’événements sportifs majeurs, nous recommandons un changement de mentalité qui s’appuie sur les possibilités offertes aux communautés hôtes d’organiser des événements à plus petite échelle.

  1. Trouver le meilleur équilibre entre l’événement et les villes hôtes en ce qui concerne les ressources nécessaires et disponibles, ainsi que l’attrait sportif pour les résidents locaux. Envisager de diviser les grands événements en entités plus petites en répartissant l’événement sur plusieurs sites qui disposent des ressources et des capacités nécessaires.
  2. Obtenir autant de financement de sources privées que possible afin de réduire au minimum les besoins de soutien financier du gouvernement.
  3. Collaborer avec les organismes locaux de marketing de destination afin de créer de nouvelles possibilités touristiques et d’améliorer l’expérience des visiteurs.
  4. Mettre en scène l’événement de la meilleure qualité possible, car cela renforcera la réputation de la communauté hôte au sein de la communauté sportive; les organisateurs voudront revenir.
  5. Appliquer une stratégie ascendante lors de la planification et de la mise en œuvre d’un événement afin de créer des réseaux plus cohérents, plus étroits et durables au sein des communautés hôtes. Offrir des rôles significatifs aux résidents dans la planification et l’organisation de l’événement, et intégrer les besoins et les intérêts de la communauté en ce qui concerne le développement des installations et des programmes dès le début.
  6. Aider les organismes de sport locaux à renforcer leur capacité d’ajouter un événement à leur marketing afin d’attirer de nouveaux participants dans leur sport.

Alors qu’on se penche sur le futur et la possibilité que le Canada accueille les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2026 et les Jeux du Commonwealth de 2030, ces recommandations peuvent aider les comités organisateurs à trouver des moyens de créer des résultats plus souhaitables et des avantages durables pour les collectivités hôtes, en particulier du point de vue économique, touristique, social et de la participation aux activités sportives.


A propos de(s) l'auteur(s)

Marijke Taks est professeure titulaire à l’École des sciences de l’activité physique à l’Université d’Ottawa (Ontario, Canada). Elle s’intéresse à la recherche sur l’incidence, les résultats stratégiques et les avantages des événements sportifs, et elle travaille actuellement avec les clubs sportifs communautaires pour les aider à renforcer leur capacité d’attirer de nouveaux participants par l’entremise d’événements. Mme Taks est bénévole auprès de l’Association canadienne pour les skieurs handicapés (ACSH –capitale nationale des sports de neige adaptatifs canadiens), et est une mère passionnée de gymnastique, de basketball, de football et d’athlétisme depuis plus de 16 ans.

Références

Agha, N. et Taks, M. (2015). A theoretical comparison of the economic impact of large and small events. International Journal of Sport Finance, 10(3), 199–216.

Craig, C. L., Bauman, A. E. et autres. (2014). The impact of the Vancouver Winter Olympics on population level physical activity and sport participation among Canadian children and adolescents: population based study. International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, 11(1), 1–9.

Gibson, H. J., Walker, M., Thapa, B., Kaplanidou, K., Geldenhuys, S. et Coetzee, W. (2014). Psychic income and social capital among host nation residents: A pre–post analysis of the 2010 FIFA World Cup in South Africa. Tourism Management, 44, 113–122. https://doi.org/10.1016/j.tourman.2013.12.013

Holmes, K., Hughes, M., Mair, J. et Carlsen, J. (2015). Chapter 7: Socio-cultural impacts of events. In Events and sustainability (pp. 98–112). NY: Routledge.

Horne, J. (2015). Assessing the sociology of sport: On sports mega-events and capitalist modernity. International Review for the Sociology of Sport, 50(4–5), 466–471.

Kesenne, S. (2012). The economic impact, costs and benefits of the FIFA World Cup and the Olympic Games: Who wins, who loses? In W. Maennig and A, Zimbalist, International handbook on the economics of mega sporting events (pp. 270-278). Cheltenham (Royaume-Uni): E. Elgar.

Misener, L., Taks, M., Chalip, L. et Green, B. C. (2015). The elusive “trickle-down effect” of sport events: assumptions and missed opportunities. Managing Sport and Leisure, 20(2), 135–156.

Solberg, H. A., Preuss, H. et autres. (2007). Major sport events and long-term tourism impacts. Journal of Sport Management, 21(2), 213.

Taks, M. (2013). Social sustainability of non-mega sport events in a global world. EJSS. European Journal for Sport and Society, 10(2), 121.

Taks, M., Green, B. C., Misener, L. et Chalip, L. (2017). Sport participation from sport events: why it doesn’t happen? Marketing Intelligence & Planning. https://doi.org/10.1108/MIP-05-2017-0091

Toohey, K. (2008). The Sydney Olympics: Striving for Legacies – Overcoming Short-Term Disappointments and Long-Term Deficiencies. The International Journal of the History of Sport, 25(14), 1953–1971. https://doi.org/10.1080/09523360802439270

Toohey, K., Taylor, T. et Lee, C.-K. (2003). The FIFA World Cup 2002: the effects of terrorism on sport tourists. Journal of Sport & Tourism, 8(3), 186–196. https://doi.org/10.1080/14775080310001690495

Weed, M., Coren, E., Fiore, J., Wellard, I., Chatziefstathiou, D., Mansfield, L. et Dowse, S. (2015). The Olympic Games and raising sport participation: a systematic review of evidence and an interrogation of policy for a demonstration effect. European Sport Management Quarterly, 15(2), 195–226. https://doi.org/10.1080/16184742.2014.998695

Woodman, P. (31 juillet 2012). London tourism struggles during Olympics. The Independent. Tiré de : http://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/london-tourism-struggles-during-olympics-7994159.html