Le centre de documentation pour le sport
Le centre de documentation pour le sport

Un atelier pratique qui favorise les changements chez les organismes de sport à l’échelle nationale et qui est axé sur les comportements, les règles et les méthodes d’entraînement

OTTAWA, le 18 juin 2019 – Pour une deuxième année consécutive, le Centre de documentation sur le sport (SIRC) a réuni des intervenants clés de la communauté sportive canadienne pour discuter de la question des commotions cérébrales dans le sport. Plus de 80 décideurs et directeurs techniques provenant de 26 organismes nationaux, 12 organismes multisports et neuf organismes de sport communautaire ont mis la main à la pâte pour aborder le thème de cette année : la prévention des commotions.

« Nous devons placer nos athlètes et nos jeunes au cœur de tout ce que nous faisons dans le sport. Je ne le dirai jamais assez. Il faut un changement de culture qui fait en sorte que tous les paliers de gouvernement, la communauté sportive et le secteur de la santé travaillent en collaboration pour réduire le risque de commotions cérébrales liées au sport. », a déclaré l’honorable Kirsty Duncan, ministre des Sciences et du Sport.

« Le Canada a fait preuve de leadership dans la gestion des commotions cérébrales, du niveau national au niveau provincial, territorial et communautaire. On doit maintenant chercher à prévenir les commotions cérébrales avant tout », a déclaré Debra Gassewitz, présidente et chef de la direction du Centre de documentation sur le sport.

Les discussions en atelier ont porté sur trois grandes possibilités d’action : changer les comportements dans le sport, changer les règles et les lignes directrices, et changer les techniques d’entraînement pour rendre le sport plus sécuritaire.

Ken Dryden, membre du Temple de la renommée du hockey, ancien ministre libéral et auteur à succès, a ouvert la voie aux discussions en invitant tous les participants à exercer leur influence et à apporter des changements dans leurs domaines sportifs respectifs. « La question qui se pose aujourd’hui est de savoir comment nous pouvons rendre nos sports tout aussi passionnants et amusants, mais en réduisant considérablement le nombre de blessures au cerveau, a déclaré M. Dryden. On ne doit pas supposer que les obstacles au changement sont beaucoup trop élevés. On doit commencer par se demander ce qu’il faut faire et comment y arriver. Les réponses ne sont pas si impensables. »

La Dre Kathryn Schneider (Université de Calgary) a donné un aperçu des données probantes et déterminé les principales étapes des initiatives de prévention, notamment l’étendue du problème, la détermination des facteurs de risque, l’élaboration d’une intervention et l’évaluation des répercussions. La Dre Carolyn Emery (Université de Calgary) a parlé du rôle de la surveillance dans les écoles secondaires pour réduire les commotions cérébrales et leurs conséquences dans le cadre d’un programme connu sous le nom de SHRed Concussions –  un programme de recherche pancanadien visant les écoles secondaires auquel participent des chercheurs de neuf universités canadiennes. « Ce travail ne se fait pas seulement avec un seul chercheur ou centre de recherche, a déclaré la Dr Emery. Le modèle unique de chercheurs multidisciplinaires travaillant avec des partenaires cliniques, communautaires et scolaires nous donnera l’occasion de faire quelque chose qui n’a jamais été fait à l’échelle nationale ou internationale. »

Amanda Black (Université de Calgary), Todd Jackson (Hockey Canada) et Doug Gore (Fondation Trillium de l’Ontario) ont partagé leurs points de vue sur les changements de comportement dans le sport. Un thème récurrent a été le besoin de formation continue et de ressources pour les entraîneurs, les arbitres, les parents et les athlètes sur les commotions cérébrales. « Si vous avez les preuves pour appuyer un changement, faites-le, même s’il est petit, a mentionné M. Gore. En tant que décideurs, nous devons avoir le courage de notre conviction. »

L’ordre du jour de la journée comportait de nombreux exemples d’innovation et de leadership pour prévenir les commotions cérébrales.

  • Beth Liverman (Patinage Canada) a parlé des efforts continus déployés au sein du patinage artistique pour prévenir les commotions cérébrales, y compris le fait de permettre aux athlètes d’être retirés de la glace pour une évaluation du cerveau sans encourir une pénalité.
  • Kerry MacDonald (Volleyball Canada) a discuté de la surveillance des blessures, d’un nouveau protocole d’échauffement et d’une évaluation des propriétés du ballon pour prévenir les commotions.
  • Aaron Giesler (Football Canada) a parlé des répercussions des changements apportés aux règles dans tout le système et de la croissance des petits jeux latéraux et du flag football dans la prévention des commotions cérébrales.
  • Laura McClemont Steacy (Ontario Artistic Swimming et Université de Toronto) a présenté deux études sur les commotions cérébrales qui appuient l’importance de la formation des entraîneurs. « Si nous pouvons cibler les situations dans lesquelles nos athlètes sont les plus vulnérables, alors nous pouvons commencer à enseigner à nos entraîneurs comment mieux gérer ces situations », a déclaré Mme McClemont Steacy.
  • Ron Yeung (Basketball Canada) a présenté plusieurs pratiques d’entraînement et comportements visant à prévenir les commotions cérébrales au basketball, y compris des techniques appropriées pour défendre, se protéger, bloquer et recevoir une charge.
  • Julie Steggall (Freestyle Canada) a souligné les progrès réalisés en matière d’entraînement, de conception de cours et d’équipement de sécurité comme stratégies clés pour réduire les commotions cérébrales et les blessures en ski acrobatique.
  • Paul Hunter (Rugby Canada) a parlé de la myriade de changements introduits pour améliorer la sécurité réelle et perçue du rugby. « Nous avons maintenant une politique de tolérance zéro concernant les coups à la tête. Le rugby a déjà l’air différent de ce qu’il était il y a cinq ans, voire deux ans, a déclaré M. Hunter. Nous devons nous sentir à l’aise d’être mal à l’aise. En tant que décideurs, nous avons la responsabilité de rendre le sport plus sûr. »

L’Atelier canadien sur la prévention des commotions cérébrales a eu lieu le 10 juin à Ottawa. La galerie de photos est disponible ici.

 

Au sujet du SIRC

Constitué en société en 1973, le SIRC, le Centre de documentation sur le sport, est depuis plus de 40 ans la source principale et la plus fiable pour apprendre, partager de l’information et soutenir la communauté sportive canadienne. Nous nous engageons à collaborer avec les organismes et les personnes qui participent ou qui sont responsables du développement du sport et de la condition physique au Canada et dans le monde, afin d’améliorer la capacité de notre communauté commune à favoriser la croissance et la poursuite de l’excellence. Le SIRC est financé en partie par le gouvernement du Canada.

 

Personne-ressource avec les médias :

Peter Morrow

Spécialiste des connaissances et des communications

Centre de documentation sur le sport (SIRC)

pmorrow@sirc.ca

613-231-7472 (SIRC)