Le centre de documentation pour le sport
Le centre de documentation pour le sport

Dans le sport, des données sont couramment utilisées pour évaluer et améliorer la performance d’un athlète ou d’une équipe. Cependant, il est encore peu courant d’utiliser les données sur les membres d’un club pour éclairer la prise de décisions à l’échelle nationale, provinciale et territoriale ou les décisions touchant le club.

Les données sur les membres d’un club peuvent comprendre des renseignements sur les programmes ou des données démographiques sur les athlètes, les entraîneurs ou les bénévoles. Certains administrateurs du sport ont tendance à prendre des décisions fondées sur l’expérience professionnelle ou sur des preuves anecdotiques. Bien que ce type de prise de décisions soit efficace dans certains contextes, l’utilisation de données sur les membres peut ajouter de la valeur et accroître la transparence quant aux raisons pour lesquelles une décision a été prise. De plus, l’utilisation de données sur les membres permet aux administrateurs de sport de cibler leurs décisions afin de mieux aborder les questions régionales, plutôt que d’adopter une approche universelle. Par exemple, si un organisme national de sport veut investir dans un nouveau programme de développement de l’athlète, devrait-il investir ses ressources à toutes les étapes du cadre de développement à long terme de l’athlète ou devrait-il cibler une étape spécifique? Les besoins propres à chaque étape sont-ils les mêmes dans chaque province ou territoire?

Voici quelques conseils pour vous aider à commencer votre analyse des données sur vos membres :

1. Décidez des données que vous souhaitez recueillir. Demandez-vous quel type d’information aidera votre organisation à prospérer. Assurez-vous toutefois de ne pas recueillir trop de renseignements. Les gens n’aiment généralement pas remplir de longs formulaires en ligne. Freestyle Canada recueille des données démographiques telles que l’âge, le sexe, le code postal, la province ou territoire et le club. Il recueille également des données propres à chaque sport, comme les types de participant (p. ex. juge, officiel, athlète, bénévole, entraîneur), les types de certification (p. ex., entraîneur, officiel, juge), les types de permis d’athlète (p. ex. fondamentaux, apprentissage de l’entraînement, formation à l’entraînement), les types de discipline des athlètes, les évaluations des compétences des athlètes, et les rapports d’incidents. Freestyle Canada recueille également des données au moyen de sondages et utilise les données pour calculer le pourcentage de nouveaux membres, l’attrition des membres et la croissance globale du nombre de membres.

2. Trouvez le système d’inscription ou la base de données qui convient aux besoins de votre organisation et faites l’inventaire des bases de données existantes actuellement utilisées (p. ex. The Locker, GoalLine, Checklick, Kinduct, CS4L Progress Tracker, toute plateforme d’entraînement spécifique à un sport). Le système doit être convivial, fiable, capable d’exporter des rapports .csv et avoir un bon service de soutien aux clients au cas où vous ayez des problèmes ou deviez mettre à jour le produit. C’est une bonne idée de regrouper toutes les informations recueillies dans plusieurs bases de données trimestriellement dans un chiffrier Microsoft Excel. Il vous sera ainsi plus facile de créer un rapport de fin d’année.

3. Apprenez à interpréter l’information. Les tableaux et graphiques d’Excel sont faciles à utiliser pour l’analyse des données. Tableau est un excellent outil pour communiquer des données au moyen d’éléments visuels. Excel et Tableau ont tous deux des tutoriels gratuits en ligne.

4. Comparez vos données aux statistiques sportives disponibles. Une recherche sur Google vous aidera à trouver des rapports existants. Il existe bon nombre de publications revues par les pairs et de rapports propres aux sports canadiens (p. ex. documents publiés par Sport Canada, l’ACAFS et le SIRC). Assurez-vous de comparer vos données à des sources crédibles et n’ayez pas peur de faire des comparaisons allant au-delà du sport (p. ex. documents d’affaires ou d’autres domaines de la politique sociale).

5. Rédigez un rapport. Assurez-vous que votre rapport est exact et communique clairement vos conclusions de façon concise. Une bonne pratique consiste à présenter l’objet du rapport, décrire votre méthodologie pour que les lecteurs comprennent comment vous en êtes arrivés à vos conclusions, présenter vos résultats par l’entremise de divers éléments visuels, expliquer la façon dont vos résultats se comparent aux documents existants, et faire une série de recommandations pour harmoniser les tendances actuelles.

6. Partagez votre rapport avec les intervenants et cherchez à obtenir de la rétroaction. Ne soyez pas offusqué si quelqu’un n’est pas d’accord avec votre rapport. Les personnes qui exploitent des programmes de sport et sont présentes sur le terrain peuvent avoir des informations privilégiées qui ne sont pas saisies dans votre base de données. Avoir de la rétroaction vous permet également de vous engager dans d’autres recherches. Votre rapport peut avoir identifié une question qui nécessite une analyse plus approfondie au moyen d’entrevues ou de groupes de discussion. La collecte de données qualitatives à l’appui de vos conclusions aidera à solidifier votre rapport et à accroître sa fiabilité et sa crédibilité pour ainsi influencer la prise de décisions.

Les avantages : L’analyse des données sur les membres peut aider les organismes de sport à demander des subventions, à élaborer des initiatives ciblées et à avoir une mesure de référence pour des comparaisons futures. En prenant des décisions éclairées, les organismes de sport augmentent leurs chances d’offrir et de gérer des programmes efficaces. Les administrateurs de sport ne doivent pas nécessairement être des scientifiques de données, et les analyses n’ont pas à être complexes. Gardez les choses simples. Essayez d’utiliser les conseils ci-dessus et consultez les tutoriels gratuits en ligne d’Excel et de Tableau.


Ce blog a été initialement publié le 9 mai 2018.


A propos de(s) l'auteur(s)

James Anderson est le gestionnaire des opérations sportives de Freestyle Canada. M. Anderson gère divers programmes et technologies et fait rapport sur les données des membres afin d’orienter les organismes de sport provinciaux et territoriaux et les activités de leurs clubs. M. Anderson est également président bénévole de la Rocky Point Sailing Association et détient une maîtrise en sciences de l’activité physique de l’Université de Windsor.