De mère en fils ou fille : les styles de vie actifs commencent à la maison!

Author: 
Lily Dong

Mercredi, Mai 17, 2017 - 09:00

Les styles de vie actifs se développent très tôt à l’enfance. Près de 31 % des enfants canadiens et des jeunes de 5 à 19 ans souffrent d’embonpoint ou d’obésité, et si la tendance se maintient, d’ici 2040, 70 % des personnes âgées de 40 ans auront un surplus de poids ou seront obèses. Comme on sait que l’activité physique faite très tôt dans la vie des enfants est importante, on peut élaborer des stratégies pour combler le manque d’activité physique généralisé.

Chez les enfants d’âge préscolaire, le niveau d’activité physique des mères est directement lié à celui des enfants. Cette relation mère-enfant vise les activités à intensité faible ou élevée faites durant la journée et est bénéfique pour les deux parties. En effet, une mère active encouragera son enfant à devenir actif, et inversement, un enfant actif peut nécessiter que sa mère soit plus active. Au bout du compte, le niveau d’activité physique est rehaussé pour les deux personnes, et on peut remarquer des effets bénéfiques sur leur santé.

À mesure que les enfants vieillissent, les parents continuent d’exercer une influence sur leur niveau d’activité physique. Le rôle de modèle de la mère en particulier est fondé sur la perception de l’enfant de la mesure dans laquelle sa mère est active. Ce rôle peut influencer la compétence perçue de l’enfant par rapport aux autres enfants du même âge de même que l’attrait de l’enfant pour l’activité physique. Ces facteurs ont quant à eux une incidence sur l’activité physique des enfants.

Cependant, la mère n’est pas le seul joueur ayant une influence sur l’activité physique d’un enfant : le rôle du père a aussi des répercussions. Les enfants dont les deux parents participent au sport font généralement plus d’activité que les enfants ayant des parents plus sédentaires. Qu’il s’agisse de regarder ses parents faire du sport ou d’y prendre part, un enfant est influencé par le rôle de modèle du père et de la mère qui s’exprime par des valeurs positives liées à l’activité physique. Des parents actifs sont aussi plus susceptibles de soutenir leurs enfants dans le cadre de leurs activités physiques.

Il est vrai qu’étant donné les diverses composantes d’études et les nombreux facteurs à considérer, il est difficile de tirer une conclusion générale sur la relation exacte entre l’activité physique des parents et des enfants. Cette observation est particulièrement vraie chez les enfants en transition à l’adolescence et à mesure que l’influence des pairs et des entraîneurs augmente. Le soutien parental est toutefois constamment lié à des niveaux accrus d’activité physique. La participation conjointe et l’encouragement à la participation en offrant du transport et de l’équipement influencent le niveau d’activité physique des enfants. Malgré ces mesures, ce sont les actions et les comportements de soutien qui ont le plus grand effet.

Compte tenu des résultats variables découlant d’interventions visant à combattre l’embonpoint et l’obésité chez les enfants, une des meilleures façons de s’attaquer à ce problème est d’adopter une approche préventive. Les enfants de 5 à 17 ans devraient faire au moins 60 minutes d’activité physique par jour à intensité moyenne à intense. Comme l’activité physique à un jeune âge a une incidence sur le développement d’un style de vie actif et assure une participation sportive constante chez les adolescents et les adultes, on devrait miser sur cette période de croissance et d’apprentissage pour prendre de bonnes habitudes de vie. Faire de l’activité physique en famille entraîne des bienfaits pour tous, et même si la participation des parents est limitée, le soutien des enfants à l’égard de l’activité physique est essentiel pour que cela devienne une habitude de vie.

Ressources pour les mères actives ayant de jeunes enfants

La Société canadienne de physiologie de l’exercice a publié en 2016 des directives en matière de mouvement sur 24 heures à l’intention des enfants et des jeunes qui s’appuient des faits, de même que des directives pour les autres groupes d’âge.

Ressources liées à l’activité physique pendant une grossesse

Les mères peuvent aussi commencer ou continuer à faire de l’activité physique pendant une grossesse. Ces articles du SIRCuit et du blogue du SIRC expliquent les nombreux avantages de faire de l’exercice pendant une grossesse, de même que les grandes lignes pour faire du sport de façon sécuritaire.

Sources:

Hesketh KR, Goodfellow L, Ekelund U, McMinn AM, Godfrey KM, Inskip HM, Cooper C, Harvey NC, van Sluijs EMF. Activity levels in mothers and their preschool children. Pediatrics. 2014; 133(4): e973-980.

Määtä S, Ray C, Roos E. Associations of parental influence and 10–11-year-old children’s physical activity: Are they mediated by children’s perceived competence and attraction to physical activity? Scandinavian Journal of Public Health. 2014; 42(1): 45-51.

Roberts KC, Shields M, de Groh M, Aziz A, Gilbert J. (2015) Overweight and obesity in children and adolescents: Results from the 2009 to 2011 Canadian Health Measures Survey. Statistics Canada.

Peirson L, Fitzpatrick-Lewis D, Morrison K, Ciliska D, Kenny M, Ali MU, Raina P. Prevention of overweight and obesity in children and youth: a systematic review and meta-analysis. Canadian Medical Association Journal Open. 2015; 3(1): E23-E33.

Schoeppe S, Robl M, Liersch S, Krauth C, Walter U. Mothers and fathers both matter: The positive influence of parental physical activity modeling on children’s leisure-time physical activity. Pediatric Exercise Science. 2016; 28(3): 466-472

Statistics. Childhood Obesity Foundation.

Telama R, Yang X, Leskinen E, Kankaanpää A, Hirvensalo M, Tammelin T, Viikari JSA, Raitakari O. Tracking of physical activity from early childhood through youth into adulthood. Medicine & Science in Sports & Exercise. 2014; 46(5): 955-962.

Yao CA, Rhodes RE. Parental correlates in child and adolescent physical activity: A meta-analysis. International Journal of Behavioural Nutrition and Physical Activity. 2015; 12(10): 1-38.

À propos de l’auteure : Lily est une étudiante de 4e année dans le programme de kinésiologie à l’Université Western. Son expérience athlétique est dans la nage synchronisée et elle continue sa participation dans le sport comme entraîneuse et comme nageuse sur l’équipe universitaire.